Bravo à Mam Soazic qui a trouvé la raison de l'étrange présentation de cette mosaïque et merci à tous ceux qui ont participé à notre devinette. Le gardien nous expliqua, dans son anglais hésitant, le vol de la mosaïque alors qu'elle avait été mise à jour, mais laissée sur place. Impossible d'éviter ce genre de pillage lorsqu'on sait que la ville d'Apamée s'étendait sur 250ha. D'après notre informateur, le morceau dérobé aurait transité par le Liban... Toujours est-il qu'il se retrouva dans un musée du New Jersey. Le Newark Museum l'avait acquis, en toute légalité, chez un antiquaire de renom de New York. Lorsqu'il apprit que la mosaïque ne provenait pas, comme il le pensait, d'une collection privée, le directeur du musée, Samuel MILLER décida, dans un geste assez original pour l'époque, de la restituer. Si cette démarche ne fit pas l'unanimité dans le milieu des musées de 1973, elle fut saluée par KISSINGER (secrétaire d'État) comme positive pour les relations entre les deux pays. De son côté l'antiquaire, de bonne foi, et soucieux de sa réputation indemnisa le musée.