Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog
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| Ce matin nous quittons notre hôtel du centre de Damas. Notre projet: passer la frontière syro-jordanienne par la route et se faire débarquer à Amman, la capitale de Jordanie. Nous apprenons que l'emplacement du terminal des bus à changé. Désormais les taxis et les bus pour Amman partent de AL- Soumeria. La réceptionniste nous l'écrit en arabe pour le chauffeur de taxi. |
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| Les taximen demandent tous 150 livres syriennes... mais nous maintenons les 100 livres annoncées par la réception de l'hôtel. Finalement un chauffeur enclenche son taximètre sans discuter. Nous embarquons. Lorsque nous arrivons au terminal quinze minutes plus tard, le compteur indique 75 livres syriennes. Nous allongeons les 100 livres que nous avions prévues. Le bonhomme est ravi. |
| Le terminal est vaste, mais c'est aussi un vaste bazar, avec des minibus qui partent dans toutes les directions. Véro reste à l'ombre avec les sacs, tandis que je vais à la pêche aux informations. C'est par ici ! C'est par là ! Non suivez-moi ! Où allez-vous ? Les rabatteurs me tournent autour. C'est finalement le passager d'un taxi collectif qui nous propose de partager la course... 600 livres syriennes par personne pour une Skoda neuve avec chauffeur... Nous serons au total 4 passagers + le chauffeur. Le marché est conclu et c'est parti pour 3 heures de route. La bande asphaltée est en parfait état sur tout le trajet. Nous traversons le désert et le sable s'engouffre parfois dans la voiture. Nos compagnons de voyage se disent de Manchester, mais ils voyagent avec des passeports jordaniens. Pas clair... les idées les plus folles nous passent par la tête. Plus je les regarde et plus je leur trouve des mines patibulaires. Après quelques kilomètres, le véhicule s'arrête sur le bord de la route à la hauteur d'un quidam qui semble nous attendre. Tout le monde sort du véhicule. Le nouveau venu charge dix kilos de melon dans le coffre et devient notre conducteur. Le chauffeur précédent enfourche une moto et disparaît... les mystères de l'Orient. Nous arrivons au poste frontière... côté Syrie, un guichet est réservé aux étrangers... Il faudrait même dire réservé à l'étranger... car nous ne sommes pas nombreux... Qu'est-ce qui me prend à parler de moi à la première personne du pluriel ? |
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| Pour un poste frontière, l'endroit est assez dépouillé. Pas l'ombre d'un bureau de change, encore moins d'une agence de banque, pas de bureau de poste non plus. Il y a intérêt à changer les dernières livres syriennes avant de s'embarquer dans l'aventure. Véro confiera nos cartes-postales timbrées à la caissière du freeshop. (Aujourd'hui, je peux vous dire que les cartes sont arrivées à leurs destinataires). |
| Nous traversons le no man's land. Au poste frontière jordanien, les douaniers font vider le coffre de la voiture. Nos bagages ne les intéressent guère. Ils vérifient principalement les affaires de nos compagnons de voyage. L'inspection terminée, il faut tout replacer dans le coffre, ce qui n'est pas aisé à cause des melons. Palabres et rigolades entre notre chauffeur et l'un de nos compagnons... le troisième larron se contente de prier ??? Etonnant, non ? Une fois, les derniers contrôles passés, l'ambiance à bord du véhicule se détend. J'en déduis, après les prières et le changement d'attitude, que nos compagnons trafiquent pas mal. Côté Jordanie, la route est toujours aussi bonne. Cela ne nous empêche pas de crever. Le pneu est déchiré sur la moitié de sa surface. Incroyable ! Il faut ressortir les bagages et les melons, en plein soleil, pour accéder à la roue de secours. |
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