| De toutes façons cette ville minière de la province du Shanxi, vit au gré des gisements de charbon, aux limites des prairies de Mongolie et des terrasses de loess du bassin du Fleuve Jaune. Quand on est sur place, le loess, "mais bon sang mais c'est bien sûr", c'est cette argile jaune brun qui m'avait laissé parfaitement de marbre pendant les cours de géo de mon adolescence. Mes premiers contacts avec le loess s'étant passés avant le morning kawa, ceux qui souhaiteraient visualiser le loess devront patienter encore un jour ou deux question que le paysage se fasse à mon biorythme... A la sortie de la gare nous sommes accueillis par notre (nouvelle) guide dont le nom touristique est Helen. Elle fait si terriblement British par son style et par son accent que rapidement Miss Helen devient un concept aussi familier et immémorial que fish and chips, Sherlock Holmes ou encore Smith et Wesson. Le petit déj. enfilé nous nous mettons en route car à peu de distance de Datong se trouvent les grottes bouddhistes les mieux préservées de Chine, à Yungang. Elles sont contemporaines de la pénétration du Bouddhisme en Chine du Nord (5ème siècle). A cette époque, Datong était la capitale de l'empire tabgatch des Wei. Sous leur impulsion, le Bouddhisme tend à devenir une religion d'Etat, et les travaux commencèrent à Yungang en 489. Le complexe d'une vingtaine de grottes présente une série de Bouddhas, certains colossaux et isolés, d'autres, plus modestes, polychromes et accompagnés de nombreux boddhisattvas et ahrats.
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