| Foin de préambules, j'ouvre mon carnet de voyage à la fin du sixième jour de ce voyage: De Beijing nous allons prendre le train de nuit pour Datong. Ma valise pèse déjà des tonnes. A la gare, où il faut, comme pour un vol international, être longtemps à l'avance, nous redécouvrons le "plaisir" de faire la file et cette impression si familière d'avoir choisi celle qui va le plus lentement. Même les voyageurs dont le train est annoncé après le nôtre ont déjà quitté le hall des départs tandis que nous poireautons toujours. Ce n'est que sept minutes avant le départ que nous nous mettons en mouvement. En Belgique, j'en aurais sans doute profité pour musarder encore un peu, faire une dernière photo ou acheter un journal… ici je me comporte en parfait mouton de Panurge et je suis gentiment le flot de crainte de devoir rechercher le chemin parce que les idéogrammes ce n'est vraiment pas mon truc. Ouf, nous voici dans notre compartiment partie soft. A l'opposé de la partie hard qu'utilise le Chinois moyen, ici il y a non seulement des banquettes rembourrées et, encore plus que les draps, la présence d'une porte entre le couloir et le compartiment. Raffinement extrême, près de la fenêtre trônent un thermos d'eau chaude et des sachets de thé. Le pied : j'ai mon Nes sous la main, je pourrai donc m'endormir serein en sachant que demain l'anticyclone kawa dissipera les brumes matinales... Un couple de Chinois de la classe aisée nous rejoint mais n'ayant pas d'idiome de communication commun, notre conversation se résumera à Niaouw (bonjour) et tchié tchié (merci). Note perso : si Patricia relit ces notes, je sens qu'elle m'étripera pour ma transcription en Assimil et non en alphabet phonétique. Avant de m'allonger sur ma couchette, je vais reconnaître les environs question de savoir où aller si je devais me lever en pleine nuit. Les plaquettes d'informations sont sous-titrées en anglais… mais les pictogrammes sont quand même plus explicites :
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