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Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog

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Le paradoxe de la vache indienne

Le paradoxe
de la vache indienne

Anne-Marie

L’association de la vache avec les événements de la vie des hindous est si intime que, de la conception à la mort, à travers tous les rites de passage de la vie, la vache fait partie intégrante de tous les rituels et cérémonies.

 

L’hommage le plus significatif a lieu lors de la cérémonie du feu ( havan) auquel officie le prêtre. Lors de cette cérémonie a lieu l’offrande appelée «  panchagavya » ( = les 5 « cadeaux » de la vache, à savoir : le lait, le yoghourt, le ghee, le gohar, la bouse, et le gau mutra, l’urine de vache ).

Dans l’esprit de l’hindou, offrir une vache ( gau daanis ) est considéré comme le plus grand signe de piété.
Mais si vous ne pouvez vous permettre le don d’une vache, vous pouvez certainement en nourrir une !

 
 

C’est pourquoi, à un niveau individuel, de nombreuses personnes nourrissent les vaches et, tout spécialement, les vaches errantes des villes et des cités. Ce qui est unique en Inde, ce sont de nombreuses institutions qui prennent soin des vaches !

La principale est appelée «  gaushala » ou «  maison des vaches » Très différente d’une laiterie, la «  gaushala » accueille même les vaches non laitières, les vaches âgées et celles qui, malades ou handicapées, ne pourraient survivre sans des soins appropriés.

Il y aurait ainsi plus de 3 000 «  gaushala » à travers toute l’Inde.

Ces institutions charitables fonctionnent grâce à des fonds publics. Il existe encore de nombreuses autres associations qui veillent au bien être des vaches. Mais alors, peut – on se demander, pourquoi ces centaines de vaches errantes à travers les villes et les cités de l’Inde ?

En fait, il n’y a aucune réelle volonté parmi les politiciens, les bureaucrates, les travailleurs sociaux et même les personnes qui s’occupent du bien – être des vaches de trouver une solution au problème.

En un mot, il n’y a aucune volonté d’agir que ce soit de la part de la population comme de l’Etat.

 

 

Un officiel du gouvernement a résumé le problème en disant :

«  On devrait comprendre et accepter que la présence des vaches urbaines constitue un autre paradoxe de l’Inde moderne. »

 

Les traditionnalistes se lamentent face à l’apathie des Indiens éduqués qui témoignent d’une attitude ambivalente par rapport à la vache.

Ils disent que dans un pays traditionnellement végétarien et non-violent, il est honteux d’assister non seulement à la maltraitance de ces bovidés mais aussi de permettre leur abattage et leur consommation.

Gandhi, le père de la nation indienne, lança, en son temps, un appel passionné pour interdire l’abattage des vaches en Inde.
Dans un de ses écrits, intitulé : «  Un poème à la compassion », il décrit ses profonds sentiments à l’égard de la vache.

Il y dit que la vache représente à elle seule l’ensemble du monde animal muet et qu’avec le langage de ses grands yeux, elle semble dire à l’homme : «  Dieu n’a pas fait de toi un maître pour que tu me tues, me manges et me maltraites. Bien au contraire, il a fait de toi mon ami et mon protecteur ! » Une telle pensée ne peut émerger que d’un pays où la vache représente le symbole de toute une civilisation.

Et de ne pouvoir s’empêcher de faire le lien avec d’autres civilisations antiques telle que les civilisation grecque, égyptienne, minoéenne etc… dans lesquelles la vache était également déifiée.

Anne-Marie Jodhpur, mars 2009

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O
c'est la question que nous nous etions posée a Bombay, pourquoi tant de vaches errantes en ville, je viens de comprendre en lisant ton article mais il serait tout de meme plus intelligent de les parquer parfois vu les coups qu'elles prennent avec les voitures ou leurs motospauvres vachesbisous
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V
<br /> J'ai rarement vu des accidents, en comparaison de la quantité de bovidés.  Mais dans les grandes villes de nos jours, mêmes les humains doivent se tenir à carreau.<br /> Véro<br /> <br /> <br />
C
Un petit coucou en passantbisous
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P
Bon dimanche les amis.
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:
Bisous du soir@nne-mar&#9834;e
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A
Pour répondre à Jacqueline ... Il y a aussi des taureaux qui se baladent dans les rues ... De temps à autre, il y a même des affrontements entre ces bovidés ... C'est la loi de la nature ... ainsi sicertains naissent, vivent et meurent dans la rue ... d'autres appartiennent à des personnes qui les nourrissent et les attachent à un poteau ou les mettent dans un enclos.AM
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