Nous reprenons notre périple où nous l'avions laissé:
notre arrivée à Damas.
Après un trajet d'environ 3 heures (Palmyre-Damas), notre bus s'immobilise dans un terminal assez désolé... Nous transférons nos bagages dans un taxi qui nous dépose devant la jolie gare (gare désafectée: voir 1 sur la carte de Damas) située dans le centre de Damas. Lui faisant face, le Palace Oriental Hôtel (voir 2 sur la carte de Damas). Son aspect art déco nous attire... mais il affiche "complet". Eddy me propose de m'installer dans le hall, tandis qu'il part à la recherche d'une chambre d'hôtel.
Entourée par nos deux sacs, me voilà donc seule, à attendre le retour de Eddy. J'en profite pour observer les aller et venue. Au vu de la quantité de clés qui pendent au tableau de la réception, j'imagine qu'on ne veut pas nous loger. Mais un événement va bien vite me détromper. Deux cars entiers de femmes voilées de noir débarquent dans le hall. En quelques minutes , la plupart des clés sont distribuées.
Le flot de silhouettes noires se poursuit. Je suis confortablement installée dans le hall au sol de marbre. De tous côtés fusent des "salamalekoum" et en écho des "malekoumsalam".
... Revoilà la moitié d'un harem accompagné d'un vieil Ayatollah enturbanné. Quelques hommes suivent, un sac en plastique à la main.
Au bout de deux heures, Eddy n'est toujours pas de retour. Je fais part de mon inquiétude au réceptionniste. Ce dernier et un autre monsieur me rassurent: "Don't worry, he will come back but all the hotels in Damascus are full". Voilà une information qui jette un jour nouveau sur la situation. Je leur fais part de ma surprise. Ils me répondent que tous les touristes arabes viennent passer leurs vacances en Syrie.