| Mais le temps est venu de se laisser porter par le fleuve jusqu'à notre destination : la ville de Pyay. Le bateau se fait omnibus d'une rive à l'autre. Les petits villages sont accueillants. Sur l'aire de débarquement, quelques villageois attendent un parent ou un ami. Dès que le bateau s'immobilise, ils montent à bord et se mêlent aux marchands et aux passagers. Le tout se déroule dans un joyeux tintamarre. Chaque escale est un régal photographique. L'arrivée sur Pyay (Prome) s'annonce. Aux jumelles, Véro scrute la berge, tandis que je distingue la silhouette du grand bouddha assis qui trône au milieu de la ville. Le temps d'empaqueter nos affaires et déjà le bateau entame ses manoeuvres d'approche. Faisant face au quai, un hôtel au nom prometteur: " Pyay Strand ". Tandis que Véro se dirige vers le bâtiment, je me charge de trouver un coolie pour débarquer nos sacs du bateau. L'hôtel est complet... (du moins, c'est la réponse fournie par la réception). Il semblerait que les hôtels doivent avoir une licence spéciale pour héberger des étrangers. Nous prenons deux ricksaw qui nous conduisent au "Smile Hotel"... Avec un nom pareil, on risque de se marrer. L'établissement est situé dans une rue animée de la ville. Il est constitué d'un long couloir. Le sol est couvert de tapis plain sur lequel le personnel circule pieds nus. De chaque côté du couloir, les chambres s'alignent. Elles sont simples mais possèdent tout le confort nécessaire. Le prix est raisonnable : 15 dollars pour une chambre double. J'ai demandé s'il y avait de l'eau chaude dans la salle de bain... On m'a répondu par l'affirmative en ajoutant, qu'il y avait même de l'eau froide. En réalité la douche possède deux pommeaux. L'un pour l'eau chaude et l'autre pour l'eau froide ???? !!!! Après nous être un peu rafraîchi, nous partons à la rencontre de Pyay... |