En 1980, Eddy découvre, dans un récit de voyage, les photos noir et blanc d'une fabuleuse pagode. La description qui accompagne lui laisse une impression telle qu'il se lance dans des recherches. Un soir, il me tend ce livre, illustré par des photos couleur. C'est le coup de foudre. Le site s'appelle la pagode Swedagon. Il se trouve dans un pays que je suis incapable de pointer sans hésitation sur le planisphère : la
Birmanie. A cette époque, les autorités accordent un visa de 7 jours. Dans la première moitié des années 80 nous effectuons plusieurs courts séjours dans le pays. Nous y vivons des moments de découverte intenses. Lors de notre dernière visite en 1986, nombre de Birmans se montrent soudain méfiants, nous confient parfois qu'ils ont séjourné en prison ou évitent notre compagnie. Pourtant, moyennant un permis, d'autres régions deviennent accessibles.Partagés entre notre soif de découverte et un certain malaise, nous décidons de ne plus y retourner. 20 ans après, le Myanmar accueille 10 fois plus de visiteurs par an et le visa est aujourd'hui de 28 jours. Fallait-il y retourner ? C'est ce que nous allons découvrir bientôt. Hier, nous avons repris le chemin de la capitale, non sans laisser derrière nous quelques kilos de bagages. Sans passeport, le choix d'hôtels se réduit á une seule adresse. Le réceptionniste nous connaît et nous propose : a good room, la 67. Nous filons à l'ambassade et à notre grand étonnement nos passeports sont disponibles avant l'heure. Quel service !
Véro