Ayant un rapport beaucoup plus étroit avec le nature, les asiatiques connaissent mieux leur environnement que nous, européens. De plus, ayant pris conscience de l’intérêt porté pour les insectes par les héritiers de Darwin et de Buffon, c’est tout naturellement qu’ils sont devenus, à leur tour, chasseurs, trouvant ainsi un moyen de subvenir à leurs besoins quotidiens.
L’organisation de ce réseau reste relativement simple.
Les paysans et les cultivateurs travaillent tous les jours de l’année dans leur plantation, proches des biotopes naturels encore assez préservés. Leurs cultures attirent les insectes phytophages ravageurs ou servent de refuges à de nombreuses bestioles. Il suffit que dans le village, une personne ait pris conscience qu’un insecte peut être une source de revenu complémentaire à son activité, pour que tout le village se mette en quête de ces précieux animaux.
Une personne possédant un véhicule se charge alors de rassembler les captures, de les conditionner et de les transmettre à un marchand ayant pignon sur rue dans le pays.
Ce dernier honorera les commandes passées par des entomologistes de tous horizons. Le développement récent d’Internet permet de mettre en relation directement les marchands et les entomologistes, court-circuitant ainsi les autres revendeurs européens.