Il me vient alors une idée (c'est ce qui fait, on le sait bien, la supériorité de l'Homme sur l'animal). Je décide de contourner les "bêbêtes ".
Je fais mine de m'éloigner, puis, arrivé à la hauteur d'un buisson, je commence ma rotation. Caché par la végétation, je progresse sans faire de bruit. Si tout se passe comme je l'ai prévu, je vais déboucher avec mon appareil photo à quelques mètres du troupeau. Je décide de déjà préparer la mise au point de mon objectif. Ça y est, j'y suis. Dans quelques secondes je vais déboucher, comme un diable qui saute de sa boîte, au milieu des springboks.
Mais, lorsque j'apparais, le troupeau m'attend... à environ soixante mètres de l'endroit où je me tiens. Les oreilles tendues, les yeux fixes, les springboks n'ont pas arrêté de suivre mes ruses de Sioux... J'ai même l'impression que l'un d'eux se marre du bon coup qu'ils viennent de me jouer.