| Le dolmus est un moyen de transport collectif. En 1976, il s'agissait de vieilles américaines des années 50 dans lesquelles on s'entassait à 10 ou 12. De nos jours, ce sont des minibus dans lesquels chaque passager occupe un siège. Lorsque je demande si nous pouvons les emprunter avec des bagages, la réponse fuse : "What do you think, this is Turkey !" Au terminal, Eddy a vite fait de nous trouver 2 places dans un bus en partance pour la ville frontalière de Kilis. De cet endroit, nous pensons louer une voiture avec un chauffeur jusqu'à la ville d'Alep, en Syrie. L'affaire s'organise dans une agence de location dont le proprétaire me semble trop empressé pour être honnête. Un engin qui a dû être une voiture il y a une trentaine d'années s'avance. Le pare-brise est fendu en étoile sur toute sa surface, les fenêtres et les portières n'ont plus leurs mécanismes intérieurs. Lorsque j'y prends place, mes fesses s'enfoncent de 50 centimètres dans un nuage de poussière. Au moment où nous démarrons, l'habitacle s'obscurcit. C'est le coffre, à l'arrière de la voiture qui vient de s'ouvrir. je prononce alors, avec fermeté, le mot turc que j'ai aperçu sur les panneaux routiers à l'approche d'un croisement : "DUR" ! Le chauffeur s'arrête. Je me libère grâce à un coup de coude dans la portière. Je retire mon sac du coffre ouvert et je me dirige d'un pas décidé vers les bureaux de l'agence. Le responsable préfère s'arranger avec Eddy. Il lui promet une mercedès dans les dix minutes. |