Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog
![]() |
| Tokyo, juillet 1990. J'aurais pu vous demander ce que représentait le cliché, ci-dessous, mais je craignais le pire. Dans le style: Un défilé de charmeurs de serpent bourrés ou la danse des autruches, voire même, une association de marchands de paniers en osier qui jouent à colin-maillard. Non, cette fois, je préfère vous donner la solution dès la première image: ce sont des joueurs de flûte. |
![]() |
|
|
![]() |
| Traditionnellement, les joueurs de flûte doivent porter un panier sur la tête, en mémoire d'un ordre de moines joueurs de flûte qui s'étaient déguisés de la sorte pour s'introduire chez leurs ennemis. |
![]() |
|
|
![]() |
![]() |
![]() | C'est la pause. Enfin, pas pour tout le monde. Les joueurs de flûte, très sympathiques, m'engagent à essayer. Je me retrouve donc, en moins de temps qu'il en faut pour dire Arigato gozaimashita avec un panier sur la tête et une flûte dans le bec (une flûte à bec bien sûr!). Il faut dire que ma performance remporte un vif succès auprès de la gente féminine du troisième âge. Elles sont toutes sourdes, ma parole. A entendre les notes dissonantes que je parviens à tirer de l'instrument, je me demande comment tout cela va finir. Certainement pas à l'Olympia! Par contre, je crois avoir toutes mes chances pour un spectacle de Kabuki. |
| Et voici mon fan club qui m'encourage: Allez Eddy ! Allez Eddy ! |
![]() |
| Mais revenons à nos joueurs de flûte professionnels qui se dirigent vers le temple bouddhiste. Ils sont bientôt suivis par de nombreux fidèles qui se préparent à honorer les morts. |
![]() |
![]() |
| Peu à peu, la lueur du jour s'estompe pour faire place à la nuit. Nous avançons sous la lumière blafarde des lampions. |
![]() |
![]() |
| Un officiant s'approche. De toute évidence, c'est lui que la foule attendait pour clôturer la semaine durant laquelle se déroule le festival bouddhiste appelé O-Bon. Pendant 7 jours, les portes de l’enfer restent ouvertes, pour permettre aux défunts de revenir sur Terre, rendre visite à leurs proches. |
![]() |
| Au cours de cette semaine, les vivants honorent les âmes des défunts. Aujourd'hui, dernier jour du festival, les Japonais accompagnent leurs morts jusqu'au bord d'une rivière (ou de la mer) afin de prendre congé. De petites lanternes de papier (les Toro Nagashi) sont déposées sur l'eau. Elles doivent guider les esprits vers l'au-delà.
|
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
| Eddy |