| Bien que des éléments de réponses se trouvent déjà dans la question, je vais tenter de traduire en mots mes impressions personnelles sur ces deux expériences. Véro complètera sans doute mes commentaires en donnant son ressenti. Tout d'abord, il est vrai que l'on ne peut s'empêcher de lancer des ponts (si j'ose dire) entre les deux "croisières". La découverte, au fil de l'eau, nous amène à changer de rythme et donne au regard, que nous posons sur les choses, une densité bien plus riche qu'en temps normal. Nous quittons cette vision furtive qui caractérise souvent le voyageur dans sa quête gloutonne de découvertes. Ici, le regard prend le temps de se poser et de se reposer. Dans les deux cas (Irrawady et Amazone) nous avons retrouvé des scènes assez semblables à l'approche des villages. Les marchands qui s'entassent sur la berge et sautent à bord, dès que le bateau accoste. Ce qui m'apparaît, après coup, en observant les photos du Pérou, c'est la grande quantité d'enfants qui sont mis à contribution. Je ne garde pas la même impression lors de notre périple en Birmanie. Une grande différence qui me vient à l'esprit, concerne également la navigation. Si au Myanmar, le bateau restait amarré pour la nuit à proximité d'un village, au Pérou, par contre, la navigation se poursuivait de nuit à l'aide de projecteurs qui balayaient le fleuve d'une berge à l'autre. Il est difficile de choisir dans ses émotions et déterminer celles qui nous ont les plus marquées, de l'Irrawady ou de l'Amazone. Nous gardons (je crois que je peux y joindre Véro) une grande tendresse pour les Birmans et la descente de l'Irrawady fut une grande expérience... mais, je pense aussi, que nous retournerons sur l'Amazone, pour un périple plus important (comme par exemple: départ d'Iquitos au Pérou et arrivée à Manaus au Brésil... cela devrait prendre entre 10 et 15 jours de navigation ... Mais Véro pense déjà à une traversée du continent sud américain qui nous ferait relier l'Océan Pacifique à l'Océan Atlantique... à méditer) |