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Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog

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De Yurimaguas à Iquitos par le fleuve (3)

 
Le GILMER I est toujours amarré. Il est 13h30. Le départ était prévu pour midi. La chaleur est pesante. La cadence des ouvriers semble ralentir. Véro me propose de quitter le bateau et partir à la recherche d’une gargote qui vendrait quelque boisson fraîche. Je décline l’offre et préfère rechercher un peu d’ombre en me retirant dans la cabine… mais l’air y est irrespirable en ce début d’après-midi. Je me résigne donc à ressortir en prenant bien soin de me couvrir la tête.
 
 

La vision que j’ai lorsque j’arrive à l’avant du deuxième pont allume en moi un premier sentiment d’inquiétude. Sur les trois planches qui servaient aux transferts des marchandises et des passagers, deux ont déjà été retirées et … l’endroit où j’avais laissé Véro quelques instants auparavant est vide. De la cabine de pilotage retentit la sirène du GILMERT I. Le navire s’apprête à appareiller… et nulle trace de Véro !
« La vie est un long fleuve tranquille ». Tu parles ! Dans ce genre de situation, ce sont des remous d’adrénaline qui envahissent tout le corps. Je m’adresse au pilote dans un espagnol amélioré sabir : « no mira ma esposa ! »
Il me renvoie vers le capitaine qui se trouve à la proue du navire, en train de donner ses dernières recommandations avant de faire larguer les amarres… et toujours pas de Véro !
Je quitte le pont supérieur et rejoins le capitaine en pulvérisant le record de Zatopec.
Le commandant de bord ne semble pas considérer l’absence de Véro comme un problème majeur pouvant retarder les manœuvres de départ. Un dernier espoir… l’un de nos trois porteurs s’apprête à quitter le bateau. Je le mets au courant de la situation. Il se charge de retrouver Véro à terre. Sans plus attendre, il rejoint la berge, se faufile entre les camions et disparaît de mon champ de vision. La sirène retentit encore une fois. Aucune chance que Véro y prête attention car elle ressemble davantage à une sirène de luna-park. La dernière planche est retirée, les amarres sont larguées, le bateau s’éloigne déjà de la rive. Je me sens comme Laurel sans Hardy, Watson sans Holmes, Roméo sans Juliette, la Joconde sans sourire, le Prince Charles sans Camilla, Vendredi sans Robinson… Bref, je me sens coupé en deux. Une moitié à terre et l’autre en train de naviguer sur le fleuve.

 
 
(à suivre) Véro et Eddy
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J
et alors ??? et alors....brrrrrrrrrrr
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P
Palpitant, as-tu retrouvé Véro?
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K
alors là le suspense est total car je respecte l'ordre des articles - je pense que Véro est encore sur le bateau - bon je poursuis ma lecture pour savoir - bizz
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A
Le  record de Zatopec ? Eddy, il faudra que tu nous expliques en quoi il consiste ! Je brûle d'impatience de lire la suite ...As-tu soudoyé le capitaine pour qu'il mette en panne ?Véro vous a-t-elle rejoint à la nage en bravant les piranhas et les anacondas ?
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C
ben alors ???? je m'inquiète !!! elle est où véro ?????
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