Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog
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| Nous revenons à notre camp de base "The old bridge" au Botswana. |
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| J'ai bien du mal à l'accepter, mais le cheval ne m'aime pas. Et pourtant, je lui reconnais de nombreuses qualités parmi lesquelles celle d'être une monture idéale. Combien d’aventuriers sans lui n'auraient pas exploré le monde ? Mon esprit rêve, avec passion, de cette communion entre l’homme et la bête. Mais nos rares essais pour fraterniser se sont tous soldés par un échec. |
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| J’ai lu au camp, une annonce pour des promenades et je propose à Eddy une nouvelle tentative. Prudent, il me réplique qu'il préfère dessiner. Helen est excellente cavalière. Elle possède un cheval et son enthousiasme est contagieux. Pour l’après-midi, nous serons 4 et tous m'accordent la plus grande attention puisque je suis débutante. |
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| C'est une expérience fabuleuse de parcourir le bush, pour déboucher dans de petits villages où les habitants nous saluent avec gentillesse. |
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| Nous découvrons la nature d'un peu plus haut, tout en bavardant. Helen, britannique de nationalité, me raconte les circonstances qui l'ont décidée, après un voyage touristique, à s'installer sur place. Elle anime ce camp dans le delta avec son mari, originaire de l’endroit. Désireuse de partager son goût pour l’équitation, elle m'encourage pour tenter un petit trot et je fais tout mon possible pour rester en selle |
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| Nous approchons de la rivière et la balade se poursuit dans l'eau qui, par moment, lèche nos étriers. C'est magique, je dois l'admettre. J'en viens presque à me dire que je me suis trompée au sujet de cet animal. |
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| Nous empruntons un chemin entre quelques habitations et la rivière. Le chant des oiseaux est interrompu par le moteur d'une pompe qui amène de l'eau pour arroser un jardin. Tandis qu'Helen part au galop avec Emilie, je reste en arrière à mon rythme. Tout à coup, sans raison apparente, le cheval de mon compagnon se cabre. Il n'arrive pas à le calmer. Sur mes gardes, je préfère m’éloigner en faisant un détour. C'est à ce moment précis que ma bête prend une initiative. Elle se met en tête de rattraper les copines pour rompre la monotonie de la solitude. J'ai beau tirer sur les rênes et crier Ho ! Hoo ! avec mon meilleur accent botswanais, la voilà partie au grand galop. Le chemin est bordé d'acacias et j’aperçois, à quelques distances, une branche penchée sur ma route. |
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| En une fraction de seconde, je me vois défigurée. Plus je tire les rênes plus ma monture accélère. En fait, elle prend son élan pour un autre obstacle que je n'ai pas vu toute occupée que je suis à vouloir éviter la branche. C'est trop tard. Je me cramponne, je sers les genoux un maximum et je baisse la tête pour ne pas ramasser les épines dans les yeux. C'est mon bras gauche qui prend tout. En réalité, cette branche providentielle m'a fait prendre la position idéale tandis que la bête saute au-dessus d'une pompe en travers du chemin. |
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| Les deux filles nous attendaient paisiblement à un kilomètre de là. Mais, alertées par la course de mon cheval et par celle du dernier cavalier qui tente en vain de me rejoindre, elles tiennent leur monture très serrée. C'est une chance. Mon brave animal, content de les avoir coiffés de vitesse s'arrête enfin. Pour couronner son exploit, il se prend la patte dans un fil de fer et se cabre à deux reprises pour s'en dégager. Heureusement il y arrive, mais déjà Helen s'est approchée pour le rassurer. Elle me félicite d'être restée en selle, mais je n'ai aucun mérite que l'instinct de survie. |
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| Je m'en sors bien : juste un bras ensanglanté. J'accueille avec soulagement la décision de poursuivre cette promenade au pas. Je trouve dans ma poche un pauvre mouchoir en papier que je mouille de salive pour effacer un peu les traces de cette aventure. En me voyant sourire malgré le sang qui coule sur mon bras Helen comprend que je n'ai pas perdu mon sens de l'humour. Elle me lance : « frotte çà avant de rentrer, on dirait que tu as été attaquée par un léopard ! » |
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| Véro |