| Tandis que Eddy se rend à la banque, j'observe quelques autres égarés de cette aventure. Ils semblent tous épuisés par cette corrida. Nous tentons ensuite de nous faufiler dans le bâtiment qui affiche un pompeux "Arrival Hall". Il tient davantage du marché à bestiaux. Des employés impuissants essaient de diriger les passagers vers des scanners, afin de contrôler le contenu des bagages. Une fille qui voyage seule s'empresse de nous suivre. Nous progressons dans un gigantesque capharnaüm. C'est le chaos. Dans ce désordre total, des porteurs poussent d'immenses charrettes qui débordent de bagages... Il semblerait que ce soit la douane. ??? !!! L'employé qui manipule le scanner, nous fait signe de dépasser la file. Cela semble en effet ridicule de vérifier nos deux petits sacs par rapport aux ballots de marchandises qui défilent ici. Nous ne remercierons jamais assez ce fonctionnaire de nous avoir épargné ce bain de foule. Nous sommes enfin de l'autre côté... en Egypte! En quelques secondes, nous sommes, entourés par une meute de chauffeurs de taxi... dont Eddy doit tempérer les ardeurs... I don't go in town ! I don't need a hotel ! I don't need a tour ... and, don't talk to my wife ! Nous sommes finalement approchés par Christy, une Norvégienne qui voyage avec Sadi, un Jordanien de Pétra. Ils souhaitent, eux aussi se rendre à Dahab. Quelques instants plus tard, nous embarquons tous les quatre à bord d'un mini-bus qui accepte la course pour 200 Livres égyptiennes, soit 50 Livres égyptiennes par personne. Sadi s'installe à côté du chauffeur qui est un Bédouin de la même tribu que lui. La route qui longe la côte est bordée de rochers. Au cours de notre trajet, nous rencontrons deux barrages de police. A chaque fois, Sadi est le seul passager à devoir descendre du véhicule. Quant à nous, ils se contentent de nous demander notre nationalité (il s'agit plus de curiosité que de contrôle). Nous atteignons Dahab en fin d'après-midi. De toute évidence l'endroit va nous permettre de souffler un peu, après toutes ces aventures. C'est parfois un peu surprenant, mais c'est la vie facile pendant un jour ou deux. |