Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog
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| En 1901, Gauguin quitte Tahiti pour les Îles Marquises. Il part à la recherche d’un monde plus authentique, plus proche de la nature. Il choisit l’île d’Hiva Oa, « qui fait partie du groupe d’îles le plus éloigné de tout» et s’installe dans le village d’Atuona où il passera les deux dernières années de sa vie. Il signe un contrat avec le marchand Ambroise Vollard. Il percevra une rente en échange de tableaux qu’il expédiera régulièrement en France. Cet arrangement l'oblige à produire une grande quantité de toiles. Aux tableaux de cette dernière époque, Gauguin n’attribue aucun titre, ni en français ni en tahitien. Il laissera toute liberté aux marchands et collectionneurs d’en inventer. |
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| Extrait de notre carnet de voyage |
| Des rencontres...des personnages...des souvenirs Nous retrouvons Jean-Louis, un Français dont nous avions fait la connaissance pendant la traversée de trois jours. Il vit ici à bord de sa goelette ancrée dans le port d'Atuona. En fait, il est venu nous voir pour s'assurer que tout se passait bien pour nous...Sympa! Il nous donne quelques tuyaux concernant les balades. Nous passons la soirée ensemble ...Jean Louis nous raconte que Brel était arrivé ici épuisé et malade...Il s'est sans doute installé à Atuona car il ne se sentait pas la force de continuer. |
| Il a plu une bonne partie de la nuit...Ce matin il pleut encore. Nous sommes allés commander un repas au restaurant pour ce soir. La patronne ne cuisine que sur rendez-vous. (A l'époque, c'était le seul resto d'Atuona). Nous invitons Jean-Louis à se joindre à nous. En fin d'après-midi, nous descendons jusqu'au port pour retrouver le Français. Il nous fait visiter "Brind'île", son bateau. Jean-Louis nous présente Patrice, un autre Français qui s'est installé sur l'île. C'est un gars un peu déjanté...mais plein d'humour. Finalement nous faisons ajouter un couvert au resto et nous passons la soirée à quatre...Après un délicieux repas de poissons, Patrice insiste pour nous faire visiter sa maison et nous présenter son épouse tahitienne. Nous embarquons dans sa jeep et filons à vive allure sur la route du cimetière (à prendre au sens propre et au sens figuré également). Le seul éclairage provient des feux de la voiture. Cette bagnole est aussi impossible que le conducteur. Par trois fois nous avons failli être éjectés en roulant dans des ornières. Impossible de poser les pieds sur le plancher car à certains endroits on voit la route défiler sous le siège...et puis, il y a les branches d'arbre qui au passage fouettent le visage. Nous arrivons enfin. Patrice est un vrai héros de bande dessinée. Il a construit sa maison lui-même...et il faut reconnaître que cela se voit. Il n'y a pas deux fenêtres identiques. |
| (à suivre) Eddy |
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