Carnets de voyages et d'aventures de Vero et Eddy - Textes, photos, dessins mais aussi humour sont nos compagnons de voyages. D'autres voyageurs nous ont rejoints et proposent, eux aussi, leurs destinations favorites sur notre blog
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| L'impatience nous gagne. Il nous faudra cependant attendre quatre longues heures avant d'apercevoir la côte si souvent imaginée de l'île de Komodo. Nous touchons au but. Le prao (bateau à balanciers) accoste dans une baie calme, aux plages recouvertes de coquillages multicolores. |
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![]() | Nous réglons immédiatement les formalités administratives avec les "rangers" de la réserve naturelle. Nous engageons un guide et un porteur pour le lendemain. Tandis que le jour bascule et que l'obscurité commence à s'écouler entre les collines, nous emménageons dans notre bungalow. Véro dévore un plat de nouilles chinoises sous les yeux affamés d'un bataillon |
| de fourmis en quête de nourriture.La fatigue s'installe peu à peu sous les paupières qui n'en finissent pas de se fermer. |
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| Jeudi 9 août - 6h00 Le jour s'est déjà levé, Véro aussi. Elle emprunte le petit chemin de pierres qui s'étire jusqu'au poste de garde. Le porteur et le guide attendent déjà. Vers 7h00, je rejoins la petite troupe et nous quittons le camp.Nous longeons une crique de sable blanc, bordée de cocotiers. Le guide oblique soudain dans les broussailles. Nous suivons un petit sentier qui serpente au milieu des buissons desséchés par les rayons du soleil. Partout la même végétation roussie envahit le paysage. Au loin des plissements montagneux dominent la plaine à quelque 800 mètres d'altitude. Les herbes sèches crissent sous nos pas. Perché sur une branche un corbeau chante en roulant ses "r". |
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| Nous atteignons enfin le poste d'observation. L'endroit est bien choisi puisque nous nous tenons sur le versant escarpé d'un fossé profond de près de quatre mètres. |
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| Ils sont là! En contrebas. Ils attendent immobiles. Le cou plissé, les yeux noirs enfoncés dans les écailles, ils nous observent. Malgré le fossé qui nous sépare, nous nous sentons des proies potentielles pour ces carnivores de 3 mètres de long. Une langue bifide, toute rose , capture à chaque sortie les molécules odorantes en suspension dans l'air. |
| Les mâles adultes peuvent atteindre une longueur de plus de 3 mètres et un poids de 150 kilos. On estime à 3000 environ, le nombre de varans qui peuplent les îles de Komodo, Rintja, Padar et Florès. Le varan de Komodo n'a pas l'ouïe très fine. Par contre, sa langue bifide lui permet d'identifier les odeurs aux alentours. Sa vue est relativement bonne : il repère aisément tout mouvement dans un rayon de 50 mètres. |
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| (à suivre) Eddy |
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