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Décembre 2016 : Ce blog actif de 2005 à 2011 reçoit encore entre 50 et 100 visites par jour. Mais depuis 2012 vous trouverez notre nouveau projet et tapant www.veroeddy.be dans votre moteur de recherche préféré. A bientôt. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question  C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

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10 août 2007 5 10 /08 /août /2007 09:25
En route vers la Syrie

Vers la Syrie

La ville de Gazantiep constitue un excellent point de chute pour préparer le passage de la frontière turco-syrienne. Les hôtels destinés surtout aux hommes d'affaire locaux sont propres et confortables.
 
L'anglais étant peu parlé, on nous adjoint quelqu'un pour nous aider. De proche en proche, celui qui nous prend en charge indique notre destination à celui à qui il nous confie. Première étape, trouver un dolmus vers la station de bus.
 

Le dolmus est un moyen de transport collectif. En 1976, il s'agissait de vieilles américaines des années 50 dans lesquelles on s'entassait à 10 ou 12. De nos jours, ce sont des minibus dans lesquels chaque passager occupe un siège. Lorsque je demande si nous pouvons les emprunter avec des bagages, la réponse fuse : "What do you think, this is Turkey !"

Au terminal, Eddy a vite fait de nous trouver 2 places dans un bus en partance pour la ville frontalière de Kilis. De cet endroit, nous pensons louer une voiture avec un chauffeur jusqu'à la ville d'Alep, en Syrie. L'affaire s'organise dans une agence de location dont le proprétaire me semble trop empressé pour être honnête. Un engin qui a dû être une voiture il y a une trentaine d'années s'avance. Le pare-brise est fendu en étoile sur toute sa surface, les fenêtres et les portières n'ont plus leurs mécanismes intérieurs. Lorsque j'y prends place, mes fesses s'enfoncent de 50 centimètres dans un nuage de poussière. Au moment où nous démarrons, l'habitacle s'obscurcit. C'est le coffre, à l'arrière de la voiture qui vient de s'ouvrir. je prononce alors, avec fermeté, le mot turc que j'ai aperçu sur les panneaux routiers à l'approche d'un croisement : "DUR" ! Le chauffeur s'arrête. Je me libère grâce à un coup de coude dans la portière. Je retire mon sac du coffre ouvert et je me dirige d'un pas décidé vers les bureaux de l'agence. Le responsable préfère s'arranger avec Eddy. Il lui promet une mercedès dans les dix minutes.

Le compteur a rendu l'âme à 184 615 km et les pneus sont d'origine... mais je reconnais sur le véhicule le sigle de la marque allemande.
Pour parcourir 65 kilomètres, le véhicule fera l'affaire.
Véro
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9 août 2007 4 09 /08 /août /2007 13:15

cabanes destinées aux gardiens du site.
Eddy
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 09:01
Le second regard (le matin du second jour).
Le vent balaie le mont Nemrut. Il est 6 heures du matin. Le soleil se cache encore derrière les montagnes. Les plus courageux se tiennent au sommet, emmitouflés dans des couvertures prêtées par leur hôtel. L'air glacial emplit les poumons. Des naufragés sur une mer de roches, voilà à quoi ressemble la scène.
Tout ce petit monde attend ce qu'on lui a promis: le lever du soleil ... les rayons venant éclabousser les statues d'une lumière chaude. L'instant est venu: gsm et appareils numériques pointent leurs nez vers l'horizon... Chacun pixelise le moment.
Peu à peu, la lumière irradie le site. Quelques visiteurs prennent le chemin du retour et rejoignent les véhicules restés en contre-bas.
Demain: Nemrut Dag en noir et blanc
Eddy
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7 août 2007 2 07 /08 /août /2007 12:49
Bien sûr, le site est impressionnant... et les statues sont superbes, mais je dois convenir que je les avais imaginées beaucoup plus grandes.


Le second regard (l'après-midi du premier jour)
Les têtes ont bien sûr été redressées, mais elles ont également été regroupées et entourées d'une chaîne pour les préserver des visiteurs parfois un peu trop envahissants.
Il est vrai que certains visiteurs exultent ! Peut-être une manière de se réchauffer car à cette altitude le vent pénètre jusqu'aux os.
Certains s'accrochent à leur chapeau.
D'autres se voilent d'une couverture.
Des gardiens interpellent à coups de sifflet les visiteurs un peu trop téméraires qui enjambent la chaîne pour se faire photographier qui aux côtés d'une tête d'aigle, qui devant une tête de Zeus. Certains escaladeraient volontiers les sculptures pour s'y faire tirer le portrait.
Loin de la foule déchaînée, on s'impreigne du paysage. Nous ne sommes pas les seuls.
 

Allez demain on se lève à 5 heures du matin pour vous donner le second regard du second jour au matin... On vous prévient, il fera encore plus froid !

Le projet de Véro: emporter de l'eau chaude et prendre le thé au sommet.

Une bonne idée, comme d'habitude. Grâce à cela nous nous refroidirons moins vite.

Eddy
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6 août 2007 1 06 /08 /août /2007 07:52
 

Ce que l'on imagine ne correspond pas toujours à la réalité. Il suffit, pour s'en convaincre, de demander aux voyageurs qui se déplacent jusqu'à Bruxelles pour la première fois, ce qu'ils pensent de la statue de Manneken-Pis ! La majorité vous dira qu'ils s'attendaient à autre chose... Ils se l'imaginaient plus grand, plus ceci ou moins cela... En résumé, la réalité ne correspond pas à l'image mentale qu'ils s'étaient construits.

Alors, je me propose de vous livrer deux regards sur le site de Nemrut Dag. Le premier correspond à l'image que je m'en étais faite. Le second regard, se veut correctif... un regard sans doute plus proche de la réalité.
Premier regard
Moi grand Roi Antiochos, j'ai ordonné que fussent édifiés ces temples, sur des fondations qui ne seront jamais détruites. J'ai accompli cela pour prouver ma foi à l'égard des dieux. A la fin de ma vie, j'entrerai ici-même dans mon repos éternel et mon esprit rejoindra celui de Zeus dans les cieux"
Antiochos 1er

Entre 69 et 96 avant jésus Christ, le Roi Antiochos 1er de Commagène fait construire un tumulus haut de 50m pour rehausser la montagne afin qu'elle dépasse ses voisines. Au sommet du Nemrut Dag, Antiochus de Commagène bâtit son mausolée entouré de grandes statues (8 à 9 mètres de haut) à son effigie, ainsi que divers dieux : Apollon, Mitra, Hermès, Helios, la Commagène, Zeus, Héraclès,etc.

Cette région de l'Anatolie Orientale entre les montagnes du Taurus et le fleuve Euphrate s'est appelée Commagène pendant les temps hellénistiques et romains. Au cours des siècles, les tremblements de terre ont ébranlé le site du monarque mégalo. Les statues sont décapitées. Les têtes ont roulé en bas du talus.
 
 
 
Eddy
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5 août 2007 7 05 /08 /août /2007 07:45
nemrut dag
 

Durant des heures, le véhicule serpente sur les routes de montagne. Nous faisons connaissance avec nos compagnons de voyage: deux Suisses qui se connaissent depuis l'école primaire, un couple d'étudiants taïwanais, un couple de Turcs, un Italien qui parle le turc et son compagnon turc qui parle l'italien.
Les paysages sont impressionants. Plus nous montons, plus le sol devient rocailleux et la végétation se fait rare.

Vers 16 heures nous arrivons au pied de la montagne. Là, au sommet, nous attend le mausolée d'Antiochus.
Mais avant de commencer l'ascension, nous nous installons dans notre chambre d'hôtel. Une bonne douche s'impose... Il y a même de l'eau chaude... C'est super! Nous avons rendez-vous à 17h30 pour monter au sommet de la montagne. Nous approchons du but.
h๔tel
h๔tel

17 heures, Véro est prête.

17h30... Allez, on y va !

Le minibus nous emmène jusqu'à une centaine de mètres du sommet. La route n'est pas large et les pentes sont parfois impressionnantes.
A gauche, nous apercevons déjà les colosses de pierre. Nous sommes environ à 2150 mètres d'altitude. Un vent froid souffle dans ce décor de désolation... Et puis soudain le regard découvre les premières images ...
Eddy
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 08:09
nemrut dag
 

Tôt matin, nous quittons la gare et montons à bord d'un "otokar" pour le "sekir merkez" (centre ville).

Tandis que je me mets en quête de l'office du tourisme, Véro s'installe à l'arrêt d'autobus avec les bagages. Voici ce qu'elle écrit dans son carnet de notes:

"Eddy part à la recherche du bureau du tourisme. Pendant ce temps, j'observe les passants. Les hommes sont en pantalon et chemise. Les femmes sont vêtues à l'européenne (jeans, tee-shirt) ou en long manteau avec un foulard sur la tête. Toutes les femmes gardent leurs distances vis à vis de la gente masculine. Dans le bus, elles resteront debout, si les seules places disponibles sont des banquettes à partager avec un homme.

 

Certains hommes portent une sorte de sarouel. La tenue se complète d'une casquette ou d'un calot de laine. Les anciens égrainent bien souvent un chapelet entre leurs doigts."

 

Un bureau du tourisme (non officiel), tenu par un nommé Kemal nous propose de nous conduire avec un minibus jusqu'à Nemrut Dag. Kemal est plutôt gérant d'une agence de voyage.

Pour un montant de 80 euros (pour nous deux), il nous propose de nous joindre à un petit groupe de huit personnes. Le prix comprend le transport jusqu'au site de Nemrut Dag, l'hébergement dans un hôtel situé au pied de la montagne, la visite du site, le repas du soir, une seconde visite du site au lever du soleil, le petit déjeuner et le retour vers Malatya. Après 30 heures de train et une nuit sur un banc, nous optons pour la solution qui se présente. Le départ est prévu à midi, ce qui nous laisse quelques heures pour découvrir les rues de Malatya.

 
 
Au marché, les fruits sont de première fraîcheur (cerises, abricots, tomates, pastèques, ...)
Eddy
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2 août 2007 4 02 /08 /août /2007 15:16
malatya
turquie
anatolie

Les paysages de l'Anatolie défilent pendant des heures sous nos yeux. Le compartiment offre un confort acceptable... mais, il est absolument indispensable d'emporter de l'eau et des provisions, car les arrêts ne sont pas fréquents. Lorsque le train s'immobilise enfin dans une gare, on n'y trouve pas, comme dans d'autres pays, de petits vendeurs ambulants qui proposent de la nourriture. Les quais sont, la plupart du temps, désespérément déserts.

train

Une aubaine! Une gare avec un buffet où l'on peut se procurer des oeufs durs, du pain et des biscuits. Les passagers profitent du distributeur d'eau pour remplir des bouteilles en plastique. Mais, il faut faire vite. Le train ne reste guère plus de dix minutes en gare.

eau
Arrivée à Malatya à 1h30 du matin
Ce n'est vraiment pas une heure pour débarquer dans un endroit que l'on ne connaît pas.
1h45 du matin. Salle d'attente de la gare de Malatya.

La gare est moderne et propre. Malgré l'heure avancée, Véro déniche encore deux thés chauds dans une gargote qui jouxte la gare.

2h du matin. Trop tard pour chercher une chambre d'hôtel.
Nous nous sommes installés sur un banc dans la salle d'attente. De toute évidence, la chose semble courante étant donnée l'heure à laquelle les passagers débarquent. Quasi tous les voyageurs étaient attendus par de la famille. Un taxi jaune est venu se garer à proximité de la sortie. Mais, à quoi bon se lancer dans une ville endormie. Demain, au lever du soleil, nous y verrons plus clair. A présent il vaut mieux se reposer.
2h30 du matin. Nous nous organisons pour la nuit.
dormir
 

Chacun aménage sa couche sur un banc. Le chapeau occulte un peu la lumière crue des lampes économiques qui couronnent le lustre central de la salle. D'autres voyageurs ont fait leur nid dans une salle secondaire dont ils ont éteint l'éclairage. Tout est calme... Nous venons de passer trente heures dans le "GUNEY EXPRESI" qui relie Istanbul à Malatya... et je n'ai pas vraiment sommeil. Ceci dit, il n'y a rien d'autre à faire.
Les employés de la gare ont fermé les guichets. Ils jouent quelques instants avec l'éclairage de la gare... J'allume, je n'allume pas... et puis tout se fige pour la nuit. Un chien aboie... mais aucune caravane ne passe.

 
Eddy
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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 20:03

Istanboul, c'est aussi la porte vers l'Orient. Ce sont les gares ...c'est également ici que débute l'enquête d'Hercule Poirot, "Le meurtre de l'Orient Express". Voici la gare dont partent les lignes vers l'ouest, vers la Bulgarie.

Une seconde gare se dresse de l'autre côté du Bosphore. Elle est le point de départ vers l'Anatolie, vers l'Orient. Pour l'atteindre, il nous faut nous embarquer sur un ferry. Le trajet dure environ trente minutes, le temps de prendre connaissance des dernières infos dans le journal...

La gare a conservé sa splendeur du siècle dernier, mais à cette heure matinale, les salles ne regorgent pas de passagers.
 
Nous achetons deux billets pour la ville de Malatya. Nous découvrons au même moment que le trajet dure 30 heures... et qu'il n'y a pas de wagon restaurant dans le convoi... Les passagers ne peuvent compter que sur les victuailles et les boissons qu'ils emportent. Nous achetons donc un bidon de 5 litres d'eau... des biscuits et des noisettes (cela ne prend pas beaucoup de place et c'est très nutritif )... on survivra!
turquie
 
Vero et Eddy
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 20:00

Le bazar égyptiens ou le bazar aux épices...Toutes les senteurs de l'Orient viennent vous titiller les narines.

Teintes et couleurs s'alignent de boutiques en boutiques. Pâtes d'amandes, loukoums à la rose et à la pistache, noisettes engluées dans une pâte à base de carotte.

 
Je m'arrête devant l'étal d'un marchand de loukoums. La moustache soulignée d'un sourire, ce dernier me lance: "Loukoums paparazzi" ?
Vero et Eddy
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