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Juillet 2017 : Ce blog actif de 2005 à 2011 reçoit encore entre 50 et 100 visites par jour. Mais depuis 2012 vous trouverez notre nouveau projet et tapant www.veroeddy.be dans votre moteur de recherche préféré. A bientôt. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question  C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:00
 

Chaque année, en décembre ou janvier, la date exacte étant fixée par le calendrier lunaire hindou, son altesse royale, Gaj Singhji, Maharaja de Jodhpur, célèbre son anniversaire indien ( = royal tithi ) en grandes pompes et avec tout le faste ancestral traditionnel.

C’est donc à une plongée dans l’intimité de la cour de Jodhpur que je vous invite à me suivre …

 
Son altesse royale, Gaj Singhji, Maharaja de Jodhpur entouré par sa mère et son épouse.

Tôt le matin, le Maharaja commence sa journée d’anniversaire par une visite aux temples du fort de Mehrangarh avant d’aller se recueillir auprès des cénotaphes de ses ancêtres à Jaswant Thada.

Ensuite, le Maharaja retourne au Palais où il reçoit, au cours d’un Durbar traditionnel, non seulement les membres de sa famille, les membres de son clan ( le clan des Rathore ) et les nobles mais aussi d’importants citoyens de Jodhpur.

La société rajpoute étant traditionnellement «  ségrégée », les dames se réunissent dans le zénana en compagnie de la Maharani Hemlata Rajiye, de la Rajmata Krishna Kumari ( la mère du Maharaja ), de la princesse Shivranjani et d’autres membres de la famille royale.

Des places bien précises sont assignées aux invitées selon leurs rangs et leurs qualités : toutes les dames de la noblesse et familles apparentées à la royauté sont assises ensemble, à même le sol, d’un côté de la pièce tandis que, leur faisant face, les veuves ( qui sont obligatoirement vêtues de couleurs pâles et sans bijoux ! ) sont assises à part.

C’est de ce côté également que les éventuelles invitées étrangères prennent place, un peu en retrait du groupe des veuves.

Maharanisa et la Princesse Shivranjani
HH Rajmata Sahiba
 
Gayatri, Rambha et Reshmi
 

La Maharani préside la réunion qui commence par une cérémonie de prière (puja) pour le Maharaja.

Ensuite, le prêtre se retire tandis que la Maharani, assise sur de larges coussins, préside l’assemblée et s’entretient gaiement avec les dames présentes au son de la musique de cour traditionnelle.

 
HH Maharani Hemlata

A l’arrivée du Maharaja dans le zénana, toutes les dames se lèvent.

Le Maharaja va d’abord s’incliner devant sa mère avant d’être successivement salué et béni par son épouse et sa fille et, ensuite, par chacune des dames présentes qui défileront devant lui par ordre d’importance selon leurs rangs.

Le rituel d’hommage au Maharaja est très particulier et ne manque pas de surprendre la première fois qu’on y assiste.

Tout d’abord, on s’approche de lui les mains jointes et on s’incline en lui touchant les pieds. Ensuite, on lui offre «  le nazar » C’est une offrande de monnaie qui, obligatoirement, doit être constituée d’une somme impaire se terminant par 1. Le chiffre 1 étant considéré comme porte-bonheur.

Donc on offrira 11, 51, 101 … roupies.( La somme n’ayant pas vraiment d’importance car c’est le geste qui compte ). L’argent est présenté dans la main recouverte d’un pan du voile ( odhni ) et la pièce d’une roupie est posée par dessus le billet. Cet argent sera ultérieurement utilisé pour des œuvres charitables.
Ensuite, de la main droite, dans laquelle on a gardé un billet de 10 roupies, on trace un large cercle au-dessus et autour de la tête du Maharaja.Ce rituel, appelé «  Nichrawal » a pour but de chasser le malheur qui pourrait planer au-dessus de lui !
Le billet de 10 roupies sera ensuite déposé au pied du Maharaja et l’argent collecté de cette manière sera distribué parmi les musiciens et les chanteurs qui animent le durbar.

 
Rambha offering Nazar
La famille royale dans le zénana
Yuvraj Shivraj, prince héritier de Jodhpur
Bapji and Maharanisa dancing Ghoomar
 

Quand toutes les dames de l’assemblée ont défilé en respectant exactement le même rituel, le Maharaja quitte le zénana pour se rendre dans le mardana ( les appartements des hommes ) où l’attendent les membres masculins de sa famille, les membres du clan, les nobles, et d’importants citoyens et invités qui, tout comme dans le zénana, occupent des emplacements assignés suivant leurs rangs et pratiquent exactement le même rituel de salutation.

Là, c’est Shivraj, le prince héritier, qui sera le premier à saluer et bénir son père.

Il est important de souligner que les dames n’assistent jamais à cette partie des célébrations. Seuls, les étrangers sont admis à observer depuis les balcons qui surplombent la grande salle du Durbar où les hommes sont réunis.

 

Donc, pendant que le Maharaja reçoit l’hommage de ses sujets masculins au son des musiciens de la cour, les dames, dans le zénana, entourent la Maharani qui pour les remercier de leurs présences, leur offre successivement du parfum ( rose, jasmin ), des sucreries et un collier de fleurs.

Le parfum ( «  Attar » ) est contenu dans un superbe flacon d’argent ciselé appelé «  Itra Dani » La Maharani déposera du parfum sur les épaules et les avant-bras des invitées, leur fera choisir des friandises sur un large plateau recouvert de «  jaggery » et de «  gur » ( sucre de canne ), de cardamones ( « ilaichi » ), de noix de bétel ( « supari ») etc… avant de leur passer une couronne d’ œillets d’Inde autour du cou.

Il est à noter que, les veuves, elles, recevront la couronne de fleurs dans les mains. Cette distinction entre les femmes mariées et les veuves est très pénible. Le veuvage ici est une malédiction : traditionnellement, la femme perd son statut social à la mort de son époux. Elle est désormais tenue de porter uniquement des saris de couleurs pastels et de renoncer à porter des bijoux.
Elle sera tenue à l’écart lors des cérémonies de mariage ( même au mariage de ses propres enfants ) car elle pourrait porter malheur !
Elle ne pourra plus danser et participer aux événements festifs aux côtés des femmes mariées… et ses chances de remariage seront quasi nulles dans cette société très conservatrice.
Maharanisa of Jodhpur
Cérémonie du "Attar "
 

Le Durbar se clôture par un lunch qui réunit tous les invités importants et les membres de la famille royale dans une des grandes cours intérieures du Palais. Les dames se tiennent d’un côté de cette cour et les hommes en occupent l’autre côté.

 
 

Le repas buffet a quelque chose d’assez informel car on déambule l’assiette à la main parmi les invités.
Parfois, des bardes chantent les louanges du Maharaja et célèbrent les exploits de ses ancêtres. Ils sont discrètement rétribués pour leur performance.

Après le lunch, les invités se dispersent pour se reposer et changer de tenues et de bijoux avant la réception du soir.

 
 
Anne-Marie.
 
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 10:44
 

Le vêtement traditionnel des femmes du Marwar se compose d’une longue jupe ( Lehenga ), d’une brassière ( Kancheli ), d’une tunique ( kurti ) et d’un voile ( Lugedi ou Odheni )

La même tenue réalisée dans des étoffes précieuses ( brocard, lamé, soie … ) et merveilleusement brodée de sequins, de perles et de fils d’or ou d’argent est appelée «  Poshak ». C’est le Poshak que l’on revêtira lors des fêtes, des mariages et bien sûr lors des fêtes traditionnelles organisées au palais.

 
 

La tenue de la femme marwari est richement complétée par une multitude de bijoux tous plus somptueux les uns que les autres.

Il est à noter que seules, les dames de la noblesse, pourront porter de larges bracelets de cheville ( Jôd ) ou des chaînettes ( Payal ) en or ainsi que des anneaux d’orteils ( Bichua ) du même métal précieux. Les autres femmes porteront des bijoux en argent.

Ces anneaux, tout comme la raie rouge ( Mang Barna ) qui sépare la chevelure sont le symbole de la femme mariée.

 
 
 

Sur le front, la femme marwari portera un Rakri et ses cheveux seront enserrés dans un diadème ou bandeau appelé Mehri.

Sa narine droite sera ornée au choix d’un simple anneau ( Long ) ou d’un grand et somptueux anneau de nez ( Nath ) souvent retenu dans la chevelure ou derrière l’oreille pour en alléger le poids !

Elle portera au choix de «  simples » boucles d’oreilles ( jhumka ) ou des modèles beaucoup plus lourds ( jhela ) qui seront maintenus attachés dans les cheveux.

 
Bijoux traditionnels rajasthanis

Au cou, elle aura le choix entre plusieurs modèles de colliers allant du petit collier ( Tussi ) au plus grand d’entre eux ( Tiweta ). Les modèles de tailles intermédiaires portent les noms de Patia et Aad.

Lors de son mariage, la jeune épousée portera des bracelets en ivoire ( Hathi Chuda ), onze à chaque bras ainsi que de larges bracelets ( Khachein ) 9 ou 7 à chaque bras. Il faut obligatoirement un nombre impair de bracelets car c’est considéré comme porte-chance !

Au poignet, la femme portera des bracelets ( Bangri ) ou (Pooncha = bracelets ornés de perles )

Il existe aussi un modèle de bracelet appelé Hathphool, comportant des chaînettes terminées par des bagues et qui recouvre le dos de la main.
 
 
 

Enfin, des bagues complèteront la parure tandis que le haut des bras sera orné de grands bracelets appelés Bhujband ou Baju. Ces derniers sont décorés de longs pendants tissés.
Parée comme une idole, enveloppée de son voile de couleur vive dont le tissu arachnéen lui recouvrira modestement le visage, la femme Marwari semblera glisser plutôt que marcher.

 
D'autres articles d'Anne-Marie vous attendent dans la rubrique "Inde".
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30 avril 2009 4 30 /04 /avril /2009 09:08
 

Pour ceux qui auraient quelques soucis de compréhension, je vous propose de passer à la traduction française en cliquant sur l'image ci-dessous:

 
 
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 08:54
 

As we enter, we experience a total change of environment and forget that we are actually in the desert !
First, let me tell you that Chokelao Bagh was laid out in 1739  and  further rearranged by Maharaja Takhat Singh in 1844.

 
 
It is the only existing example of a rajput garden and is unique in its three terraces displaying different themes.
 
 
On the first level, is the Chokelao Palace terrace (later to be converted into a restaurant ) overlooking the garden.
From here, you’ll see, on the second level, the flower garden desplaying a colorful array of flowers.
 
 
Amazingly, among them, you’ll discover  cornflowers, poppies, petunias and sunflowers : they manage to blossom here on the outskirts of the Thar Desert !
 

 

On the next level, along the carefully maintained parcels, you’ll find lush banana plants and you’ll be amazed to discover their huge purple flowers and big banana clusters !

 
 

It has a lovely, fresh fragance reminding me of the perfume «  Eau d’Orange Verte » by Hermès.

 
Anne-Marie and Devangana
 
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 22:34

Parmi les images d’Epinal immanquablement associées à l’Inde dans l’imaginaire occidental, la vache sacrée a sa place aux côtés des charmeurs de serpent, fakirs, dieux multicolores aux multiples bras,tigres, éléphants somptueusement harnachés et peints, maharajas, palais de rêve, temples, danseuses ravissantes et somptueux bijoux.

Mais rares sont les Occidentaux qui aient cherché à percer le mystère de la vache sacrée et du culte qui lui est rendu à travers tout le subcontinent indien.

 
 

Ainsi, l’expression anglophone «  Holy Cow » ( dont l’ équivalent francophone pourrait être «  Sainte Vierge » ) a contribué à tourner en dérision ce sympathique bovidé.
S’en tenir à ce cliché réducteur c’est passer à côté du symbole de toute une civilisation !

En effet, dans la mythologie hindoue, Khamadhenu, la vache divine, née du barattage de l’Océan Cosmique est la mère de toutes les vaches et, comme sa fille Nandini, elle pouvait exaucer tous les vœux.

 
 

Cette créature céleste fut offerte aux hommes par les dieux. Similaire à Gaïa, la déesse grecque de la Terre, Khamadenu est le symbole de notre planète. Elle représente la mère divine qui nourrit tous les êtres humains et les élève comme ses propres enfants.

L’amour de la vache pour son veau est légendaire et fait l’objet de nombreux écrits dans la littérature indienne.

 

De nombreux textes anciens comparent les dieux volants au secours de leurs dévôts aux vaches qui se précipitent pour nourrir leurs jeunes. Dans cette conception, la vache représente bien plus qu’une mère dans ce sens qu’elle satisfait tous les besoins de ses enfants.

Mais dans la mythologie indienne et les légendes, la vache est liée étroitement au culte de Krishna.

 
Krishna
 

Parmi tous ses exploits, Krishna réussit à soulever de son petit doigt le Mont Govardhan pour s’en servir, tel un gigantesque parapluie abritant son troupeau de vaches, ses amis vachers et leurs compagnes, les gopis, les protégeant des pluies diluviennes déclenchées par la colère du dieu Indra.

Dans l’imagination populaire, c’est le dieu Krishna qui symbolise la relation de l’homme avec la vache.

 
 

Prendre soin de cet animal innocent et dévoué est une question de vertu et d’honneur pour l’hindou qui identifie cet acte avec le dharma ( = le devoir moral).

D’autre part, dans un pays à dominance pastorale et agricole, les vaches étaient et sont d’ailleurs toujours considérées comme étant la véritable richesse des gens.

C’est la vache qui donne naissance aux taureaux que l’on attellera aux charrues et qui serviront d’animaux de trait.

Et bien sûr il y a le lait qui, lorsqu’il est fermenté, donne le yoghourt .

Ce même lait, dont on tirera après barattage, le beurre et le lait battu.
Le beurre que l’on transformera après cuisson en beurre clarifié,le ghee, indispensable pour la cuisson des aliments.
Le lait donnera aussi le fromage ( paneer ) et on l’utilisera pour la confection des innombrables sucreries ( mithai ) dont les Indiens sont si friands.

On comprendra donc à la lecture de ce qui précède combien la vache constitue un «  pilier » de la société rurale indienne.

 
 

Anne-Marie Jodhpur, 18 mars 2009

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 20:40

Sur le marché de Pushkar (2)

Anne-Marie

 
 
 
 
Anne-Marie
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5 avril 2009 7 05 /04 /avril /2009 18:57

La foire aux chameaux de Pushkar.
C'était à l'automne dernier ... dans les dunes de sable.

Horse dance

Talwar shop
 
Anne-Marie
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26 mars 2009 4 26 /03 /mars /2009 19:08
 

Chaque jour, à Mumbaï (Bombay) , quelque 150 000 repas sont répartis et livrés aux employés de bureau. Les repas sont préparés par des épouses ou par des coopératives respectueuses des préparations végétariennes (curries de légumes, galettes, chaussons farcis, purées de lentilles, ...).
Les plats sont mis dans des gamelles étiquetées. Les couleurs et les signes qui ornent les boîtes en alluminium permettent aux livreurs, qui sont souvent illettrés, d'identifier le building, l'étage, la société et le destinataire. Ce service qui existe depuis 1890 est l'un des services les plus efficaces avec une estimation de 99,999% de livraisons correctes.

Ci-dessous, des dabbawallahs ou "livreurs de gamelles" rassemblent les boîtes dans de grands paniers métalliques. Beaucoup de "boîtes repas" sont acheminées vers le centre ville via le chemin de fer. Dans ce cas, la boîte porte également l'indication de la station dans laquelle elle devra être débarquée.

 
 
Ci-dessous "Chatrapi Shivaji Terminus (ancienne gare Victoria) est l'un des endroits où convergent un grand nombre de gamelles. Les boîtes sont reprises le même jour et renvoyées de la même manière jusqu'aux cuisiniers de la coopérative.
 
Beaucoup de cuisiniers sont issus de la caste des Brahmanes car seul un brahmane peut cuisiner pour un brahmane. Personne n'a le droit d'entrer dans sa cuisine. Qu'on se le tienne pour dit!
Vero et Eddy
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 18:07
 

Au pays des milliards de cadenas

 

Quiconque aura un jour effectué un voyage en Inde n’aura pas manqué d’être surpris par l’usage du cadenas répandu à travers tout le sous - continent.
Ainsi, chaque grille, porte d’entrée des demeures, volet de magasin, d’entrepôt, entrée de propriété, porte, fenêtre, coffre, armoire … sont-ils «  sécurisés «  par un cadenas !

Lors de mon premier voyage en Inde, j’avais fait l’acquisition d’un cadenas ancien en forme de scorpion géant qui s’ouvrait à l’aide d’une lamelle métallique terminée par des encoches … Il fallait la glisser à l’intérieur du scorpion pour libérer le fermoir qui scellait le cadenas.

Le vendeur m’avait dit qu’il s’agissait d’un cadenas de Maharaja … L’idée m’avait amusée …Pour peu, j’imaginais une scène tirée des aventures d " ’Indiana Jones and the Temple of Doom "  …
Un scorpion pour garder un trésor de pierres précieuses et dejoyaux d’une valeur inestimable … Donc, à cette époque, je pensais que le cadenas faisait partie des objets en usage en Inde dans un passé révolu !

Erreur ! Il n’en est rien !

 
 

Le cadenas sous toutes ses formes, et de toutes les tailles reste de nos jours un objet indispensable en Inde car les serrures y sont inconnues sauf bien sûr dans quelques hôtels de luxe où elles sont alors souvent remplacées par des cartes magnétiques …

Ailleurs, c’est le bon vieux cadenas ( en hindi , tâlâ ) qui reste traditionnellement d’usage  avec sa clé ( en hindi, tchâbî )

Pour vous donner une idée du trousseau de clés qu’il me faut balader cette année, je n’ai pas moins de 4 cadenas différents et autant de clés : pour ouvrir la grille d’entrée de la propriété, pour ouvrir la porte principale de l’appartement, pour ouvrir la porte de la cuisine (qui se situe sur la terrasse, séparée du reste de l’appartement,) pour ouvrir la porte de la chambre à coucher … cela veut dire qu’en sortant, il me faut placer autant de cadenas sur ces différentes portes …

Compte tenu du fait que l’Inde compte à présent plus d’un milliard trois cents millions d’ habitants, je vous laisse imaginer le total de cadenas et de clés en circulation dans cet immense pays !

 
 
 

La jeune épousée, lorsqu’elle aura acquis la confiance de sa belle-mère, se verra confier par celle-ci le trousseau de clés, l’instituant ainsi gardienne de la demeure.

Suivant la région, ce précieux trousseau de clés sera accroché de différentes manières au sari, soit à la taille ou à un pan du sari etc …

Pour en venir maintenant au visiteur étranger, une vie entière de voyage à travers le sous-continent indien ne lui suffira pas pour faire le tour de cet immense pays si riche de langues, de groupes ethniques, de cultures, de paysages, de climats, de nourriture, de coutumes et de croyances diverses…

Tout au plus, à chaque voyage, trouvera-t-il quelques clés qui lui permettront d’ouvrir quelques portes et d’appréhender quelques aspects de ce pays fascinant et, peut-être, de les comprendre !

Mais de mon point de vue, il existe des raccourcis …

Pour quiconque capable de percevoir les choses non seulement avec ses 5 sens mais aussi ,et surtout, avec son cœur, nul besoin de multiples clés !

 

 
 
 
Anne-Marie – Jodhpur – janvier 20
 
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7 mars 2007 3 07 /03 /mars /2007 20:28

Des cénotaphes plus modestes des quatre derniers maharajas de Jodhpur s'alignent légèrement en contrebas sur la colline.
Un peu plus loin, à l'écart, se trouvent les cénotaphes des ranis (reines)

Pénétrons maintenant à l'intérieur du mémorial ...

 

Tout y est serein... Une lumière très douce filtre par les jali et au travers des murs en marbre si pur qu'il en paraît presque transparent par endroits.
Au centre du monument, se dresse une sorte d'autel sur lequel figure le portrait de Jaswant Singh II qui fait toujours l'objet d'une vénération particulière car on lui attribue le pouvoir d'exaucer les prières et les voeux. On peut aussi y voir les portraits du Maharaja Umaid Singh et de son fils Hanuwant Singh, respectivement le grand-père et le père du maharajah actuel. Ces portraits sont décorés de colliers de fleurs fraîches.

 

Un long cordon auquel s'accroche des dizaines de mouchoirs noués, chacun représentant un voeu, se déroule devant l'autel. Je n'ai pas dérogé à la tradition : j'ai donc, moi aussi, noué des mouchoirs - un par voeu - et déposé ensuite une offrande dans le plateau posé à cet effet sur une table de marbre devant l'autel.

Si votre voeu se réalise, il vous faut revenir chercher votre mouchoir à Jaswant Thada et y exprimer votre gratitude en y faisant une offrande.
Pour être certaine de reconnaître le mien quand je reviendrai, j'y ai soigneusement écrit mon prénom en devanagari et je l'ai daté.

 

 

 

Avant de quitter cet endroit magique, hors du temps,je me suis attardée sur les marches d'un des petits cénotaphes de marbre blanc.
J'ai fermé les yeux et je me suis laissée aller à imaginer combien cela devait être en quelque sorte apaisant pour les souverains de Jodhpur de savoir que c'est ici que leur parcours terrestre s'achèvera, dans un jardin peuplé d'oiseaux, avec pour décor le délicat monument de marbre blanc mais aussi ce fort qui incarne si bien toute la majesté, le courage, la force, la détermination et l'audace des Rathore. On ne peut rêver meilleur endroit pour se consumer en quittant cette terre!

 

Quand j'ai rouvert les yeux... Surprise... Une famille indienne originaire
de Delhi m'entourait pour me souhaiter une bonne année 2006 ! Et le père, armé d'une caméra vidéo flambante neuve, immortalisait pour la postérité la rencontre de sa progéniture avec une étrangère occidentale au pied du cénotaphe d'un maharajah de Jodhpur !

C'est aussi cela l'Inde éternelle, vivante et mystique : la danse de la vie et de la mort unies dans un même ballet et si bien incarnée par Shiva, le danseur cosmique,à la fois créateur et destructeur de l'Univers...


( à suivre )

Anne-Marie

Anne-Marie a déjà édité sur notre blog les articles suivants:

 


Si vous désirez publier un reportage dans cette rubrique, envoyez-nous votre texte et vos images à l'état brut...nous nous chargeons de la mise en page.

Eddy et Véro

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