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Juillet 2017 : Ce blog actif de 2005 à 2011 reçoit encore entre 50 et 100 visites par jour. Mais depuis 2012 vous trouverez notre nouveau projet et tapant www.veroeddy.be dans votre moteur de recherche préféré. A bientôt. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question  C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:39
Le ferry Venise – Tartous – Alexandrie - Venise (suite)
 
Notre installation ne prendra que quelques minutes, ensuite nous filons explorer le navire.
 

Sur le pont supérieur (7), autour de l’helipad, une zone dégagée et en plein soleil est pompeusement appelée « solarium » , mais il faudra attendre l’appareillage et la tombée du jour pour oser s’y aventurer tant la chaleur est accablante. C’est l’endroit idéal pour observer la mer avec des jumelles.

Juste en-dessous (pont 6), le vaste poste de pilotage est prolongé par des coursives d’une propreté irréprochable. A cet étage, les cabines ont une fenêtre, mais elles semblent occupées par l’équipage exclusivement.

Le pont 5 comprend le salon avec les fauteuils pullman et les cabines passagers.
Les infrastructures collectives sont regroupées au niveau 4. Une salle de prière pour les musulmans, 4 mètres carrés avec des balles en plastique pour les bambins, l’accueil animé par un Italien polyglotte, le bar divisé en 2 salles chacune avec un écran télé et enfin un self-service seul restaurant à bord. Justement le réceptionniste fait une annonce en 4 langues car le personnel du restaurant prend les commandes.
 
 
Nous optons pour la formule « pension complète » qui pour 25€ par personne propose un petit déjeuner continental, un lunch et un dîner composés d’une salade, d’un plat principal (à choisir entre 2 options), d’un fruit et d’une boisson. Ceux qui préfèrent manger à la carte, paieront à la pièce, mais le choix est le même.
 
Pour l’heure, les passagers qui voyagent, comme nous, avec un ordinateur portable se sont donné rendez-vous au bar. Mais personne n’arrivera à se connecter. Nous nous rabattons alors sur le téléphone portable qui lui fonctionne parfaitement. Après avoir appelé la famille, nous terminons la soirée la tête dans les étoiles et les pieds sur le pont.
 
Pour plus d'infos, voici la brochure de la compagnie:
 
 
En anglais, cliquez ici
En arabe, cliquez ici
 

Carte de visite professionnelle du Manager de l'agence qui nous a vendu les billets

Véro
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Published by veroeddy - dans Syrie
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 20:06
Tartous Alexandrie en ferry
 
Parmi toutes les questions à propos de notre voyage sur les traces des merveilles antiques, il en est une qui ne peut pas attendre, c’est celle qui concerne le bateau qui relie Venise à Alexandrie en passant par le port syrien de Tartous.
 
 
C’est un ferry tout neuf, rapide mais relativement petit et appartenant à une compagnie italienne qui propose cette traversée.
 
 

Notre dernière « croisière » vers un port égyptien nous avait laissé un souvenir mémorable et c’est avec une certaine appréhension que nous avons acheté nos billets Tartous-Alexandrie.

Vers 13 heures, un taxi nous dépose devant l’entrée du port.

Les passagers piétons qui embarquent en Syrie se comptent sur les doigts d’une main et doivent se débrouiller pour circuler dans l’enceinte portuaire. Si le bureau de la compagnie est a proximité de l’entrée, les guichets de l’immigration sont au bout d’une jetée et nous parcourons un bon kilomètre avec nos bagages pour les atteindre. Le bâtiment est très vaste. Antoine, un Suisse d’origine libanaise, nous indique le bureau qui s’occupe des formalités pour les Européens et qui s’intitule « Arriving for Arab Passagers » !! En échange, je lui montre le gars qui vend les taxes de sortie (500 SYP). A partir d’ici, une navette est prévue.

 
 
 
Le bateau est arrivé à 12 heures et les douaniers nous attendent à bord. Mais la chaleur qui règne en ce début d’après-midi leur enlève tout courage et nos bagages ne sont pas visités. Un ascenseur nous conduit sur la passerelle supérieure où les voitures en provenance d’Italie sont déjà alignées. Nous empruntons le passage jaune réservé aux piétons pour nous rendre à la réception, mais les cabines ne sont pas prêtes. C’est donc au bar que nous passons nos 2 premières heures à bord.
Le restaurant est fermé. Heureusement on nous propose des croissants excellents arrosés de café italien et de thé. Impossible ici d’écouler nos dernières livres syriennes, tout se paie en euros.
 
Vers 16 heures, tandis que les véhicules se rangent sur le pont, nous prenons possession de notre cabine normalement prévue pour 4 personnes.
 
 
 
À suivre...
 

Pour plus d'informations concernant la compagnie:

http://visemarline.net/en/homepage.php

http://visemarline.net/en/flotta-6-visemar-one.php

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Published by veroeddy - dans Syrie
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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 18:53
 
Petite balade le long de la corniche. Miraflores fait partie des endroits les plus sécurisés de Lima.
 
 
A quelques enjambée de là ... "el parque del Amor " abrite la statue "Le baiser" ...
 
 
 
 
 
Véro et Eddy
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Published by veroeddy - dans Pérou
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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 11:22
 

 

 

A l'approche de Lima, le hublot encadre une masse nuageuse que retient la barrière montagneuse de la cordillère des Andes. On comprend mieux pourquoi, l'air en cette saison (juillet-août) présente une humidité très élevée.

Si le bleu s'impose au-dessus de la couche nuageuse, au sol nous avons droit à un ciel gris béton. Même l'Océan Pacifique prend ici des allures de limbes.

 
 
Non, il ne s'agit pas d'un largage de passager au-dessus de Lima! Du sommet de la corniche qui longe l'Océan Pacifique, les adeptes du parapente se livrent à leur sport.
 
 
 


Nous logeons dans le quartier de Miraflores, situé à quelque dix-sept kilomètres de l'aéroport international Jorge Chávez .
The Place hostal propose des chambres correctes (sans plus) et est très bien situé (à 5 minutes de l'océan). Il offre comme autre avantage une prise en charge à l'aéroport 24h sur 24, quand on a réservé à l'avance. Ce qui n'est pas à négliger lorsque l'on atterrit vers 22 heures.

 
Tableau terne sur toute la ligne d'horizon . La couleur des frites rehausse un peu le gris dominant.
 
 
 
Véro et Eddy
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Published by veroeddy - dans Pérou
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 12:27
 

Oui, je sais certains regards perçants auront remarqué que nous sommes sur un emplacement pour handicapé...

"La chute des chutes" car ce sera le dernier article consacré aux Niagara Falls. Accrochez-vous, car le souffle de l'eau est vraiment impressionnant. Les photos qui suivent ont été prises avec l'appareil photo numérique étanche de Véro ( Le Panasonic FT1 LUMIX )

DMC-FT1
Appareil photo tout-terrain

Objectif Grand Angle 28 mm LEICA DC VARIO-ELMAR stabilisé F3.3-5.9 (équivalent 35mm : 28-128mm)
 
 
Seuls quelques intrépides, dont Véro, s'élancent vers des zones plus qu'humides.
 
 
Je suppose que c'est une plaisanterie, car on ne pourrait pas allumer une cigarette dans des conditions pareilles.
 
 
 
 
Hé oui, cela a percé !
 
 
Avant de quitter les Niagara Falls, voici encore quelques photos prises par Eddy à la sauvette. On reconnaît d'ailleurs tout de suite le regard du reporter à la recherche d'un sujet intéressant.
 
Il y a ceux qui photographient les chutes...
Il y a ceux qui photographient ceux qui regardent les chutes...
Il y a ceux qui visitent "incognito" .
Allez! Je vous quitte. Il est temps de retraverser la frontière.
L'intrépide Véro et Eddy
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Published by veroeddy - dans USA
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:52
 
Scéance de photo obligatoire devant une toile tendue représentant les chutes.
 
 
Chuuuuut ! S'il vous plaît i Si tout le monde se met devant les chutes, on ne verra plus rien !

Après une courte attente, nous empruntons un ascenseur qui nous mène quasi au niveau de l'eau.

La promenade longe la rivière, mais personne ne s'attarde à cause de l'odeur. La colonie de palmipèdes qui s'est installée du côté américain en est la cause. En file indienne, les visiteurs entament la balade qui les mènera aux pieds des chutes. L'accès comporte 3 niveaux. Escaliers et terrasses prennent appui sur les rochers. Cet échafaudage est reconstruit chaque année à la fin du mois de mai et démantelé à chaque fin de saison touristique, c'est-à-dire à la fin du mois d'octobre.

 
 
 
 
 
 
 
 
Véro n'a pas peur de se mouiller.
 
 
Eddy et Véro
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Published by veroeddy - dans USA
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 15:49
Ce matin, nous prenons notre petit déjeuner à l'hôtel. Seules deux Japonaises nous ont devancées dans la salle du Fairview Restaurant situé au 10ème étage. Ici (je l'ai remarqué à de nombreuses reprises) comme le service n'est pas compris, il existe encore. On nous donne la meilleure table avec une superbe vue sur les chutes. Il y a un buffet (Eddy le prendra). Pour ma part, mon choix était fait avant même de passer la porte: des oeufs bénédicte.
 
 
 
 
 
 
L'assiette que l'on m'amène est immense. On doit me prendre pour Polyphème. Deux crumpets garnis chacun d'une épaisse tranche de bacon et du traditionnel oeuf poché nappé de sauce hollandaise. Le tout est accompagné de cubes de pommes de terre frits, de quartiers de melon et de fraises. On ne peut pas dire que c'est mauvais, mais cela n'a pas d'allure. La vue panoramique sur les chutes compense cependant largement la décoration de l'assiette.
Après cette expérience gastronomique, nous nous préparons à passer aux Etats-Unis. Le pont est exactement en face de l'hôtel.
 
 
Pour quitter le Canada en direction des USA, le service d'immigration (côté canadien) est constitué par un tourniquet automatique qui fonctionne avec deux pièces de 25 cents. Ce péage donne accès au pont qui enjambe la Niagara River.
 
 
 
Sur le pont, la vue est vraiment superbe. A gauche, les USA, à droite, le Canada.
 
 
Au milieu du pont: Eddy aux States et Véro au Canada.
 
 
 
 

Nous arrivons au poste d'immigration des USA. L'officier en charge nous demande si nous avons un visa... Non!

Son regard balaie nos passeports. Son oeil se fige en apercevant notre visa zimbabwéen de 2008.

- "Zimbabwe" ! s'exclame-t-il.
And you intend to go through without any visa ?

Je lui réponds que nous sommes belges et qu'un visa n'est pas nécessaire.
Les pupilles de l'officier se dilatent sous l'influence d'un soupçon d'incrédulité.

 
 

Après une seconde inspection des passeports, il nous remet à chacun un questionnaire. Outre les renseignements habituels, on nous y demande si nous avons l'intention de nous livrer à des activités terroristes, si nous transportons des armes et si nous avons comme projet de travailler illégalement aux States. Le questionnaire se termine par une déclaration de bonne foi. Si nos sacs ne sont pas fouillés, nous devons par contre nous soumettre au scan de nos empreintes digitales. On nous tire le portrait avec un appareil numérique. Dernière formalité, Il nous faut déranger une brave dame dans sa lecture pour lui allonger 6 dollars US par personne. La porte des Etats-Unis nous est ouverte!

 
 
A la sortie du bureau de l'immigration, le parc se trouve sur la droite. C'est un lieu agréable et paisible. Très différent de celui qui lui fait face du côté canadien.
On s'y promène à pied, en vélo ou en petit trolley qui coûte 2 dollars la journée. L'endroit est immaculé.
 
 
 
Le chemin qui longe la rivière mène à une série de ponts qui permettent d'atteindre Goat Island, une île verdoyante à partir de laquelle on peut approcher les chutes
 
 
 
 
 
 
Un balcon surplombe l'attraction la plus ancienne du continent: "cave of the wind". Dans le film "Niagara", Marilyn y donne rendez-vous à son amant. Cela dit, depuis les années 50, les choses ont un peu changé. Aujourd'hui, les ponchos en plastique jaune remplacent les cirés.
 
 
Après avoir déboursé 11 dollars nous pénétrons dans un vestiaire aménagé avec des bancs. En plus du poncho, nous recevons une paire de sandales antidérapantes et un sac pour y fourrer nos chaussures.
 
 
 
Nous voilà à nouveau déguisés en poussin, mais en poussin américain, cette fois.
 
Véro et Eddy
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Published by veroeddy - dans USA
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 15:22
 

Fallait-il ne point aborder le côté "parc d'attraction" des Niagara falls ?

C'eut été sans doute plus sobre, mais moins complet et certainement moins objectif (pour autant que l'objectivité existe). Le versant canadien de la Niagara River s'anime à la tombée du jour. King Kong et King Burger se partagent alors la ville.

 
 

Renversant, non ?

Le Docteur Frankenstein vous propose de goûter son burger king. Si la chair ne provient pas du cimetière, rien n'empêche d'y penser tout en mâchonnant plusieurs épaisseurs de viande... Un must pour ceux qui recherchent des sensations... à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit.

 
 
Cinémas, Dino ramas, musées de cire, châteaux hantés, horreurs en tout genre proposent d'égayer votre soirée.
 
 
C'est l'heure des néons et des paillettes. Débauche de couleurs éblouissantes et clignotantes, capharnaüm d'enseignes lumineuses.
 
 
Même les cornets de glace s'enrobent de paillettes. De grandes orgues à bonbons déversent leurs mélanges multicolores dans les magasins à sucreries.
 
 
 
 
 
Eventails de sucettes en chocolat et arbres à sucettes rivalisent à proximité du comptoir.
 
 
Bûches, biscuits chocolatés et cookies s'alignent dans les rayons réfrigérés. Nous sommes dans le palais du dieu Cholestérol et de la déesse Diabète.
 
 
 
 
Royaume des machines à sous et des jeux d'adresse.
 
 
Un énorme toucan chamarré nous indique que Cendrillon est déjà rentrée depuis trente-cinq minutes.
 
Véro et Eddy
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Published by veroeddy - dans Canada
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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 17:09
 
 
6 heures du matin... les ombres ont toute la place nécessaire pour s'étirer sur l'asphalte. La promenade qui longe la Niagara River est déserte. On se croirait dans un scénario post atomique... dans le genre "le dernier rivage" de Stanley Kramer.
 
 
En fermant les yeux on ne perçoit que le grondement de l'eau et l'humidité de l'air. La route qui borde la rivière est vidée de sa circulation. Aucune trace de vie ... Je suis seule à me délecter de cet instant.
 
 
 
 
 
Seule ? Pas tout à fait ! Est-ce mon imagination ? Mais entre les gouttelettes d'eau qui embuent l'atmosphère, il me semble apercevoir Marilyn.
 
Le temps de prendre la pose sur le parapet que déjà sa présence s'évanouit.
 
En contrebas, aucun Schtroumpf ne se presse pour embarquer à bord de la "Maid of the Mist"
 
 
Les fleurs commencent à reprendre des couleurs sous la lumière du soleil qui se lève. Bientôt des hordes de visiteurs fouleront à nouveau les lieux... le grondement des eaux se couvrira d'un brouhaha... les fantômes se volatiseront... mais en attendant, je m'impreigne encore de ces images dont je suis, seule témoin.
 
 
Véronique
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Published by veroeddy - dans Canada
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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:00
 

Chaque année, en décembre ou janvier, la date exacte étant fixée par le calendrier lunaire hindou, son altesse royale, Gaj Singhji, Maharaja de Jodhpur, célèbre son anniversaire indien ( = royal tithi ) en grandes pompes et avec tout le faste ancestral traditionnel.

C’est donc à une plongée dans l’intimité de la cour de Jodhpur que je vous invite à me suivre …

 
Son altesse royale, Gaj Singhji, Maharaja de Jodhpur entouré par sa mère et son épouse.

Tôt le matin, le Maharaja commence sa journée d’anniversaire par une visite aux temples du fort de Mehrangarh avant d’aller se recueillir auprès des cénotaphes de ses ancêtres à Jaswant Thada.

Ensuite, le Maharaja retourne au Palais où il reçoit, au cours d’un Durbar traditionnel, non seulement les membres de sa famille, les membres de son clan ( le clan des Rathore ) et les nobles mais aussi d’importants citoyens de Jodhpur.

La société rajpoute étant traditionnellement «  ségrégée », les dames se réunissent dans le zénana en compagnie de la Maharani Hemlata Rajiye, de la Rajmata Krishna Kumari ( la mère du Maharaja ), de la princesse Shivranjani et d’autres membres de la famille royale.

Des places bien précises sont assignées aux invitées selon leurs rangs et leurs qualités : toutes les dames de la noblesse et familles apparentées à la royauté sont assises ensemble, à même le sol, d’un côté de la pièce tandis que, leur faisant face, les veuves ( qui sont obligatoirement vêtues de couleurs pâles et sans bijoux ! ) sont assises à part.

C’est de ce côté également que les éventuelles invitées étrangères prennent place, un peu en retrait du groupe des veuves.

Maharanisa et la Princesse Shivranjani
HH Rajmata Sahiba
 
Gayatri, Rambha et Reshmi
 

La Maharani préside la réunion qui commence par une cérémonie de prière (puja) pour le Maharaja.

Ensuite, le prêtre se retire tandis que la Maharani, assise sur de larges coussins, préside l’assemblée et s’entretient gaiement avec les dames présentes au son de la musique de cour traditionnelle.

 
HH Maharani Hemlata

A l’arrivée du Maharaja dans le zénana, toutes les dames se lèvent.

Le Maharaja va d’abord s’incliner devant sa mère avant d’être successivement salué et béni par son épouse et sa fille et, ensuite, par chacune des dames présentes qui défileront devant lui par ordre d’importance selon leurs rangs.

Le rituel d’hommage au Maharaja est très particulier et ne manque pas de surprendre la première fois qu’on y assiste.

Tout d’abord, on s’approche de lui les mains jointes et on s’incline en lui touchant les pieds. Ensuite, on lui offre «  le nazar » C’est une offrande de monnaie qui, obligatoirement, doit être constituée d’une somme impaire se terminant par 1. Le chiffre 1 étant considéré comme porte-bonheur.

Donc on offrira 11, 51, 101 … roupies.( La somme n’ayant pas vraiment d’importance car c’est le geste qui compte ). L’argent est présenté dans la main recouverte d’un pan du voile ( odhni ) et la pièce d’une roupie est posée par dessus le billet. Cet argent sera ultérieurement utilisé pour des œuvres charitables.
Ensuite, de la main droite, dans laquelle on a gardé un billet de 10 roupies, on trace un large cercle au-dessus et autour de la tête du Maharaja.Ce rituel, appelé «  Nichrawal » a pour but de chasser le malheur qui pourrait planer au-dessus de lui !
Le billet de 10 roupies sera ensuite déposé au pied du Maharaja et l’argent collecté de cette manière sera distribué parmi les musiciens et les chanteurs qui animent le durbar.

 
Rambha offering Nazar
La famille royale dans le zénana
Yuvraj Shivraj, prince héritier de Jodhpur
Bapji and Maharanisa dancing Ghoomar
 

Quand toutes les dames de l’assemblée ont défilé en respectant exactement le même rituel, le Maharaja quitte le zénana pour se rendre dans le mardana ( les appartements des hommes ) où l’attendent les membres masculins de sa famille, les membres du clan, les nobles, et d’importants citoyens et invités qui, tout comme dans le zénana, occupent des emplacements assignés suivant leurs rangs et pratiquent exactement le même rituel de salutation.

Là, c’est Shivraj, le prince héritier, qui sera le premier à saluer et bénir son père.

Il est important de souligner que les dames n’assistent jamais à cette partie des célébrations. Seuls, les étrangers sont admis à observer depuis les balcons qui surplombent la grande salle du Durbar où les hommes sont réunis.

 

Donc, pendant que le Maharaja reçoit l’hommage de ses sujets masculins au son des musiciens de la cour, les dames, dans le zénana, entourent la Maharani qui pour les remercier de leurs présences, leur offre successivement du parfum ( rose, jasmin ), des sucreries et un collier de fleurs.

Le parfum ( «  Attar » ) est contenu dans un superbe flacon d’argent ciselé appelé «  Itra Dani » La Maharani déposera du parfum sur les épaules et les avant-bras des invitées, leur fera choisir des friandises sur un large plateau recouvert de «  jaggery » et de «  gur » ( sucre de canne ), de cardamones ( « ilaichi » ), de noix de bétel ( « supari ») etc… avant de leur passer une couronne d’ œillets d’Inde autour du cou.

Il est à noter que, les veuves, elles, recevront la couronne de fleurs dans les mains. Cette distinction entre les femmes mariées et les veuves est très pénible. Le veuvage ici est une malédiction : traditionnellement, la femme perd son statut social à la mort de son époux. Elle est désormais tenue de porter uniquement des saris de couleurs pastels et de renoncer à porter des bijoux.
Elle sera tenue à l’écart lors des cérémonies de mariage ( même au mariage de ses propres enfants ) car elle pourrait porter malheur !
Elle ne pourra plus danser et participer aux événements festifs aux côtés des femmes mariées… et ses chances de remariage seront quasi nulles dans cette société très conservatrice.
Maharanisa of Jodhpur
Cérémonie du "Attar "
 

Le Durbar se clôture par un lunch qui réunit tous les invités importants et les membres de la famille royale dans une des grandes cours intérieures du Palais. Les dames se tiennent d’un côté de cette cour et les hommes en occupent l’autre côté.

 
 

Le repas buffet a quelque chose d’assez informel car on déambule l’assiette à la main parmi les invités.
Parfois, des bardes chantent les louanges du Maharaja et célèbrent les exploits de ses ancêtres. Ils sont discrètement rétribués pour leur performance.

Après le lunch, les invités se dispersent pour se reposer et changer de tenues et de bijoux avant la réception du soir.

 
 
Anne-Marie.
 
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Published by Anne-Marie - dans Inde-India
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