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janvier 2013 : Ce blog actif de 2005 à 2011 reçoit encore entre 50 et 100 visites par jour. Mais depuis 2012 vous trouverez notre nouveau projet et tapant veroeddy dans votre moteur de recherche préféré. A bientôt. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question  C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Chine/China

 
Mis en appétit par ce que j'ai déjà vu au cours de cette après-midi, il me suffit du prétexte de la bouteille d'eau pour la journée du lendemain pour me remettre en route. Je sais qu'il y a un magasin d'alimentation à droite de l'hôtel mais c'est à gauche que je m'aventure, question de ne pas remettre les pas dans les pas. Les commerces ne manquent pas mais aucun ne vend de l'eau. Pendant près d'une heure, j'ai admiré les devantures de quincailleries, marchands de vélos et motos sans oublier les plombiers, etc. et je suis sur le point de rebrousser chemin lorsque mon œil tombe sur une place en construction. Je contourne le chantier et derrière… je viens de remonter le temps de près de deux siècles. Si je n'étais en Chine, je ne serais (presque) pas surpris de rencontrer Dickens.
Ça commence par une ruelle digne de l'Angleterre industrielle. Juste assez large pour laisser passage à trois personnes, elle offre le même spectacle des deux côtés et se termine par une espèce de masure que je soupçonne fort de contenir les seules toilettes du pâté de maisons. Ça ferait certainement un cliché choc mais je n'ai pas envie de le prendre. Personne ne me verrait mais je me sens soudain l'envie de voir ce quartier comme (j'imagine que) le voient ses habitants…

une arrière-cour s'offre à mon regard. Jeu d'enfant ou aide aux tâches du ménage ? Ce n'est pas ma connaissance du chinois qui m'aidera à trouver réponse à cette question.
mais j'avoue que l'émotion que les lieux suscitent en moi m'a fait oublier ce qui m'y a amené. Les paquets de chewing-gum en bas à droite vous donneront une idée de la taille du bollewinkel du coin…

Je me demande comment je réagirais si j'habitais un quartier défavorisé de Bruxelles et que soudain apparaissait un touriste japonais, appareil photo à la main… Me fondre dans le paysage et devenir "le réverbère sur lequel viennent pisser les chiens" comme l'ambitionnait Doisneau est doublement utopique. Plus encore que l'absence de son talent, il serait vain pour moi de tenter de passer inaperçu. Je suis peut-être le premier blanc qu'ils voient s'aventurer dans leur quartier… Autant dire qu'ils me voient arriver de loin ! Notre conversation se limite à des regards, des sourires, des gestes qui je l'espère n'ont pas un autre sens pour eux. Mon appareil photo représente peut-être leur salaire annuel, voire davantage (salaire moyen d'un fermier du Sechuan en 2002 : 253 US$) et pourtant je ne me sens plus un intrus.
Personne ne me refusera de voir la modeste (misérable, penseront certains) maison qu'il partage avec ses parents prise en photo ou de poser et chacun m'exprimera à sa manière sa satisfaction lorsqu'il verra le résultat à l'écran. J'avoue ne pas très bien savoir comment rendre ce que j'ai ressenti en me promenant dans ces rues d'un autre temps. Deux ans après c'est encore un des moments forts de ce voyage. L'environnement aurait tout pour flanquer le cafard et pourtant…

Si chacune des planches de cette porte pouvait raconter ce qu'elle a vécu et ce qu'elle a vu…En dépit de la plaque, les maisons ne sont pas encore reliées à l'égout et c'est dans la rue que l'on vient déverser les bassines d'eau.
 
Une dernière photo qui illustre, je crois mieux qu'un long commentaire, le contraste que la Chine propose aujourd'hui. Celui qui vit là-haut ne doit pas s'emm… même si les ordures qui s'amoncellent dans la rue lui gâchent peut-être un peu la vue.
Fin de l'épisode 6

(à suivre)

Marc

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Eddy et Véro

 
Que Datong ne se situe pas loin de la Route de la Soie et que des marchands arabes ont converti des habitants du nord de la Chine. Dans la cour de la mosquée, que les gens nous ont, avec un grand sourire, permis de visiter, un tableau bilingue :
dont je serais bien en mal de dire ce qu'il signifie…
Plus loin, un vénérable Chinois dont les convictions philosophiques ne font aucun doute.
L'avantage d'un programme moins chargé (question de récupérer un peu après l'ouragan culturel qu'était Beijing quitté la veille au soir matin pour un trajet ferroviaire de nuit) c'est qu'il permet au voyageur affamé de découvrir des aspects plus quotidiens de la vie et notamment les activités de la rue
avec les traditionnels joueurs de cartes
celles qui se reposent quelques instants à côté de "l'échoppe" du cordonnier,
le charbonnier,
Plus chanceuse, la bouchère dispose d'un magasin et d'un "étal". Elle peut même se permettre d'apprendre des tours à son chien (un pékinois ?) haut en couleur. Elle n'a qu'a tendre la main pour lui trouver des arguments qui motiveraient le plus paresseux des canidés…
Au milieu du trottoir d'une rue transversale, j'ai eu le regard attiré par ce qui me semblait un énorme pneu déposé sur le trottoir. Je me suis approché mais l'odeur qui provenait du "pneu" m'a vite fait comprendre ma méprise. Ce trou au milieu du trottoir, c'étaient les toilettes des habitants du quartier. En dépit du pittoresque de la scène, j'ai rapidement rebroussé chemin sans même sortir mon appareil photo.
En retournant à l'hôtel, je jette un dernier regard sur quelques moyens de transport qui se partagent le bitume des rues de Datong…Fin d'une journée bien remplie ?Que nenni hein, fi.
Fin de l'épisode 5

(à suivre)

Marc

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Eddy et Véro

Après le déjeuner pris dans un food court déguisé en restaurant… Je laisse la robe (qípáo) [note au "web blog master" : prière de respecter les deux accents aigus sur les première et deuxième voyelles] de l'hôtesse à votre imagination. Elle est, comme toujours, longue, rouge, moulante mais surtout fendue jusqu'à une hauteur… qui me fait oublier que les dim sum n'étaient pas extraordinaires. Bière comprise, le repas revient à moins de 1 €. Il est à peine 14 heures et Miss Helen nous attend pour nous faire découvrir les principales curiosités touristiques de la ville.
Après avoir traversé une "superbe" interprétation moderne de la Chine traditionnelle destinée à abriter des commerces mais complètement vide vu la "richesse" de la région,
nous nous dirigeons vers le temple de Huayan Si. Comme toujours, les marchands ne sont jamais loin…
A l'intérieur, nous découvrons la maison du "moine en chef"
Tandis qu'un moine solitaire médite devant son potager.
 
Respectueux de la législation locale...
ce n'est donc pas dans ce temple que j'ai photographié les offrandes un tantinet occidentales à Bouddha et aux moines…
La prochaine étape : le mur aux neuf dragons nous permettra de revenir sur nos pas. Inutile de préciser que les rues appartiennent surtout aux petites reines, de solides bécanes un rien archaïques qui se voient de plus en plus rejointes par des vélos à assistance électrique vendus aux environs de 200 €, soit quatre à cinq fois moins que chez nous, mais bien sûr, ils sont Made in et non Imported from China.Sympas, non, les piquets destinés à éviter que les (rares) voitures n'envahissent les trottoirs ?
Long de 45 mètres et haut de 8 , le mur aux neufs dragons faisait partie de l'entrée du palais Ming :
 
Superbe certes et si nous avions voyagé en groupe, il aurait sans doute été environ 17 heures, heure habituelle de fin de prestation du guide… mais dans notre cas, ni retardataire, éclopé ou autre arrêt aux stands n'ont ralenti le rythme. Il est donc à peine 15.30 h. et nous profitons de l'occasion pour demander à Miss Helen de nous montrer la Chine et les Chinois au quotidien.Elle s'exécute de bonne grâce et nous amène donc dans des rues moins larges où nous découvrons avec stupeur…
Fin de l'épisode 4

(à suivre)

Marc

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Eddy et Véro



Retour sur Datong. Les villages de mineurs se succèdent. En réalité ce sont des ghettos inaccessibles de l'extérieur. Séparés de la route par un large fossé, les routes qui y mènent passent immanquablement par un poste de garde qui n'est pas sans rappeler Check Point Charlie. Même les visiteurs chinois doivent y montrer patte blanche, à savoir une autorisation aussi officielle que difficile à obtenir….
Une photo prise à la sauvette car ces corons ne font pas partie de l'image que la Chine souhaite exporter. Depuis quelques années le gouvernement a décidé de remplacer les mineurs professionnels par des paysans contractuels pour deux ou trois ans. S'ils ont droit à toutes les facilités du site (hôpital, écoles pour leurs enfants, …) plus question pour eux de reconnaissance de maladie professionnelle ou de droit à la pension…
[Depuis lors les journaux nous ont, presque chaque semaine, relaté un accident dû à la vétusté des installations]
Fin de l'épisode 3

(à suivre)

Marc

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Eddy et Véro


Une (bonne) nuit de sommeil plus tard, nous voici arrivés à Datong. Selon les sources ça se trouve à peu près là :
 
De toutes façons cette ville minière de la province du Shanxi, vit au gré des gisements de charbon, aux limites des prairies de Mongolie et des terrasses de loess du bassin du Fleuve Jaune. Quand on est sur place, le loess, "mais bon sang mais c'est bien sûr", c'est cette argile jaune brun qui m'avait laissé parfaitement de marbre pendant les cours de géo de mon adolescence. Mes premiers contacts avec le loess s'étant passés avant le morning kawa, ceux qui souhaiteraient visualiser le loess devront patienter encore un jour ou deux question que le paysage se fasse à mon biorythme...
A la sortie de la gare nous sommes accueillis par notre (nouvelle) guide dont le nom touristique est Helen. Elle fait si terriblement British par son style et par son accent que rapidement Miss Helen devient un concept aussi familier et immémorial que fish and chips, Sherlock Holmes ou encore Smith et Wesson. Le petit déj. enfilé nous nous mettons en route car à peu de distance de Datong se trouvent les grottes bouddhistes les mieux préservées de Chine, à Yungang. Elles sont contemporaines de la pénétration du Bouddhisme en Chine du Nord (5ème siècle). A cette époque, Datong était la capitale de l'empire tabgatch des Wei. Sous leur impulsion, le Bouddhisme tend à devenir une religion d'Etat, et les travaux commencèrent à Yungang en 489. Le complexe d'une vingtaine de grottes présente une série de Bouddhas, certains colossaux et isolés, d'autres, plus modestes, polychromes et accompagnés de nombreux boddhisattvas et ahrats.
Impressionnant le Buddha Park.
Même qu'au milieu des bouddhas blancs, il y a un bouddha noir…

 
Non Madame, il n'y a pas de bouddha de Liège ni de Bouddha de Noël (sauf si Eddy a le Photoshop ludique). Excusez-moi, j'ai fait une crise aiguë de san antonionite post-adolescente et j'en garde encore quelques séquelles.

Et si la plupart des bouddhas sont entourés de leurs disciples,

 

certains les portent sur eux

 

En sortant un avis dont j'ignore encore le sens mais que je trouve sympa…
De cette journée ce ne sont pourtant pas les bouddhas que nous garderons en mémoire. Patricia n'est pas près d'oublier les
(toilettes publiques) où elle a compris que cette histoire selon laquelle "la Chine est le pays où les mouches se pressent aux carreaux des toilettes pour en sortir" n'est pas tout à fait sans fondement… Pour ma part, c'est d'abord … mais comme j'ai décidé de développer ces 48 h. sur une semaine on verra ça demain…
Fin de l'épisode 2

(à suivre)

Marc

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Eddy et Véro

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