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23/09/2009 : On nous signale des disparitions de commentaires... Quel dommage, se sont les plus drôles qui s'égarent dans le cyber-espace.  Si quelqu'un retrouve le com d'Anne-Marie, merci de bien vouloir nous le retourner. Bises voyageuses à tous. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question, cliquez sur le lien "commentaire" au bas du sujet  concerné, nous répondrons par la même voie. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions en privé. C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Ile de Komodo/Komodo Island

Mercredi 19 octobre 2005 3 19 10 2005 00:00
voyage dans les îles

Sentez-vous déjà ces picotements dans les doigts de pieds? Vous avez déjà les nerfs à fleur de peau? Ce ne sont que les prémices de l'aventure dans laquelle nous allons vous entraîner. Sachez qu'il nous faudra tout d'abord effectuer un premier vol d'environ 14 heures... nous changerons ensuite d'avion. Nous embarquerons à bord d'un petit bimoteur pour nous rapprocher un peu plus de notre destination...car ce n'est pas tout...

découverte des îles
escale
Il nous faudra encore négocier une embarcation qui nous conduira jusquà l'île où nous voulons aborder. Un pêcheur nous emmènera sur son bateau à balanciers.
bateau à balancier
la traversée
Mais où allons-nous ?
Si vous avez une petite idée...écrivez-nous ...
Demain soir nous commencerons notre reportage.
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Ile de Komodo/Komodo Island
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Jeudi 20 octobre 2005 4 20 10 2005 00:00
à la découverte des îles
LABUAN BAJO - 10h30
(hé oui, cela existe...mais ce n'est pas encore notre destination finale)
prao  
Labuan Bajo qui signifie "port de Bajo" est un petit village de pêcheurs qui s'est enrichi de quelques boutiques. On met moins de temps pour en faire le tour que pour en épeler le nom. La baie abrite plusieurs "bateaux araignées" (sortes de maisons montées sur balanciers). Sans perdre un grain du sablier, nous nous informons sur les possibilités de joindre "notre île"

.-No problem, Sir. Ces trois mots m'ont si souvent chatouillé les oreilles que je n'ose y croire. Un pêcheur se propose de nous y conduire pour 50 000 roupies. Le rendez-vous est fixé à midi pour une question de "mer agitée". Cela nous laisse assez de temps pour effectuer nos achats. Nous dévalisons les échoppes du quartier:
biscuits, nouilles, sachets de soupe, oeufs et bien entendu des "pisangs" (des bananes) s'entassent sur les comptoirs. Nous devenons très rapidement le centre d'intérêt privilégié des habitants. Les sourires fusent et s'échangent. Une haleine de cocotier embaume l'air. Le sac à provisions sous le bras, nous flânons le long de la plage. J'hésite encore à écrire, à décrire cette ivresse des sens. C'est...et puis vous n'avez qu'à humer les photos!

Le pantalon relevé jusqu'aux rotules nous pataugeons dans l'écume des vagues pour rejoindre le frêle esquif qui nous conduira jusqu'au bateau à balanciers. Le matériel photo transpire un brin mais nous nous hissons à bord sans incident.

bateau à balanciers
Alors commence une longue mais combien agréable traversée. Cinquante kilomètres durant lesquels nous parcourons du regard les rubans de sable satiné. La mer d'un bleu encre bouillonne à certains endroits. Ici, le fond sous-marin est crevassé, ce qui provoque des remous en surface. Nous croisons un couple d'embarcations.
nouvelles aventures
Durant des heures nous longeons les côtes de plusieurs îles inhabitées.
les îles

...Demain nous accosterons sur "notre île"
Vous n'avez pas idée où nous sommes? Si oui écrivez-nous.
Si non, écrivez-nous aussi, cela nous fait toujours plaisir de vous savoir avec nous.

Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Ile de Komodo/Komodo Island
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Vendredi 21 octobre 2005 5 21 10 2005 00:00
arrivée sur l'île de Komodo
L'impatience nous gagne. Il nous faudra cependant attendre quatre longues heures avant d'apercevoir la côte si souvent imaginée de l'île de Komodo. Nous touchons au but. Le prao (bateau à balanciers) accoste dans une baie calme, aux plages recouvertes de coquillages multicolores.

La baie de l'île de Komodo

bungalow sur l'île de Komodo  
Nous réglons immédiatement les formalités administratives avec les "rangers" de la réserve naturelle. Nous engageons un guide et un porteur pour le lendemain. Tandis que le jour bascule et que l'obscurité commence à s'écouler entre les collines, nous emménageons dans notre bungalow. Véro dévore un plat de nouilles chinoises sous les yeux affamés d'un bataillon

de fourmis en quête de nourriture.La fatigue s'installe peu à peu sous les paupières qui n'en finissent pas de se fermer.

l'île de Komodo

Jeudi 9 août - 6h00

Le jour s'est déjà levé, Véro aussi. Elle emprunte le petit chemin de pierres qui s'étire jusqu'au poste de garde. Le porteur et le guide attendent déjà. Vers 7h00, je rejoins la petite troupe et nous quittons le camp.Nous longeons une crique de sable blanc, bordée de cocotiers. Le guide oblique soudain dans les broussailles. Nous suivons un petit sentier qui serpente au milieu des buissons desséchés par les rayons du soleil. Partout la même végétation roussie envahit le paysage. Au loin des plissements montagneux dominent la plaine à quelque 800 mètres d'altitude. Les herbes sèches crissent sous nos pas. Perché sur une branche un corbeau chante en roulant ses "r".
Je me sens enveloppé d'air chaud. A chaque pas j'examine le terrain. On nous a tellement mis en garde contre les serpents que j'apréhende leur rencontre à chaque touffe d'herbe. nous parcourons ainsi deux kilomètres à l'intérieur des terres avant de tomber nez à nez avec le panneau le plus insolite qui soit: "Attention au passage de varans. Silence!"

varan de Komodo

Nous atteignons enfin le poste d'observation. L'endroit est bien choisi puisque nous nous tenons sur le versant escarpé d'un fossé profond de près de quatre mètres.

le varan de Komodo

 
Ils sont là! En contrebas. Ils attendent immobiles. Le cou plissé, les yeux noirs enfoncés dans les écailles, ils nous observent. Malgré le fossé qui nous sépare, nous nous sentons des proies potentielles pour ces carnivores de 3 mètres de long. Une langue bifide, toute rose , capture à chaque sortie les molécules odorantes en suspension dans l'air.
Les mâles adultes peuvent atteindre une longueur de plus de 3 mètres et un poids de 150 kilos. On estime à 3000 environ, le nombre de varans qui peuplent les îles de Komodo, Rintja, Padar et Florès. Le varan de Komodo n'a pas l'ouïe très fine. Par contre, sa langue bifide lui permet d'identifier les odeurs aux alentours. Sa vue est relativement bonne : il repère aisément tout mouvement dans un rayon de 50 mètres.
varan de Komodo
varan de Komodo
(à suivre) Eddy

carte de Komodo

Par Vero et Eddy - Publié dans : Ile de Komodo/Komodo Island
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Samedi 22 octobre 2005 6 22 10 2005 00:00
île de Komodo

le varan de Komodo

Le dragon de Komodo
Les deux Indonésiens suspendent la carcasse d'une chèvre à la branche d'un arbre qui surplombe le fossé. Les varans occupent sur l'île la place de superprédateur. Cette absence d'ennemis a permis à ce saurien de se développer en taille et en nombre. Pour ce reptile qui semble appartenir à un autre âge, tout est bon à se mettra sous la dent: cerfs, sangliers, buffles vivants ou morts.

Nous entendons des bruissements de feuilles. D'autres varans approchent, attirés par l'odeur qui se répand très rapidement avec la chaleur. Ils ne cessent de tirer leur longue langue. Un adulte laisse échapper un souffle rauque. Les queues claquent faisant voltiger des nuages de poussière. Arc-boutées au corps, les pattes avant piétinent, bousculent un confrère, une consoeur. La gueule béante laisse entrevoir la membrane rose des commissures.

le varan de Komodo  

Les pattes avant portent chacune cinq griffes puissantes avec lesquelles, ils creusent le sol.
Ces varans creusent de profonds terriers (jusqu'à 3 mètres) dans le lit des rivières asséchées ou sous les troncs d'arbres morts.

Les Indonésiens les appellent "ora" ou crocodiles de terre.

L'odeur semble les rendre fous. C'est la curée. Dans la bousculade chacun tente d'arracher un morceau de viande. Les écailles recouvertes de sang, ils s'empêtrent dans les boyaux. Le repas continue dans une douceur toute jurassique. Profitant de la mêlée, je décide de me laisser glisser le long du tronc d'arbre pour mieux photographier la scène. a présent, je ne suis plus qu'à trois mètres d'eux. Je me fais tout petit sur ma branche et j'essaie de ne pas trop ressembler à une carcasse de chèvre.

les dragons de Komodo
le dragon de Komodo
le varan de Komodo

Un énorme mâle s'immobilise. Son regard figé me fixe durant quelques instants. Que se passe-t-il exactement dans cette caboche de saurien? Je ne le saurai jamais et je pense que cela vaut mieux comme cela. Peu à peu, le calme revient. Repus, les varans s'allongent sur le sol. Ventre à terre, ces gros lourdauds paraissent maintenant inoffensifs. Mais il serait sot de le croire...

le dragon de Komodo
dragon de Komodo
le dragon de Komodo

Je prends mon carnet de notes et j'inscris:

"Celui qui repart n'est plus le même.
Celui qui vient, imagine. Celui qui s'en va, se souvient."

fin de l'article

Eddy

carte

Par Vero et Eddy - Publié dans : Ile de Komodo/Komodo Island
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Lundi 25 février 2008 1 25 02 2008 18:23
 
 

L'actualité nous rattrappe et nous insite à partir pour les îles de la Sonde.
Au début des années 70, nous avions entendu parler de l'expédition de Walter Auffenberg.


Mais comme le montre un croquis tiré de son ouvrage (voir ci-dessous), l'observation du Varanus Komodoensis demandait l'aménagement d'un poste d'affût et la disposition d'un appât. Pour tout vous avouer, la construction de cabane n'entre pas dans nos compétences, pas plus que la chasse.


Heureusement, les autorités indonésiennes firent de l'île de Komodo un parc national en 1980.
Désormais,l'intendance était prise en charge et parmi les quelques 200 visiteurs qui ont accosté à Loh Liang en 1984 (dont plus de la moitié appartenait au monde scientifique), il y avait un couple de Belges curieux.

C'est dans son habitat naturel que nous avons pu observer le fameux Dragon de Komodo dont un zoo américain possède 2 spécimens.
Jusque là me direz-vous, pas de quoi faire un article sauf que les deux dragons sont deux femelles.

 
 
Le vetébré que je suis s'étonne donc que l'une d'elle ait donné naissance à deux bébés dragons mâles en janvier dernier.

Je n'irai pas plus loin aujourd'hui, je vous livre cette enigme : comment est-ce possible ?
 

Véro

 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Ile de Komodo/Komodo Island
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