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23/09/2009 : On nous signale des disparitions de commentaires... Quel dommage, se sont les plus drôles qui s'égarent dans le cyber-espace.  Si quelqu'un retrouve le com d'Anne-Marie, merci de bien vouloir nous le retourner. Bises voyageuses à tous. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question, cliquez sur le lien "commentaire" au bas du sujet  concerné, nous répondrons par la même voie. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions en privé. C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Londres/London

Dimanche 13 novembre 2005 7 13 /11 /2005 00:00
Londres
Londres

Cela fait plusieurs jours que nous n'avons pas écrit...Mais il nous fallait du temps pour structurer un peu nos articles. Nous venons de rentrer d'un séjour d'une semaine à Londres...Nous vous proposons une escapade nocturne qui ne manquera pas de mystère(s)...Ready ? Allons-y...Je vous propose de plonger dans les profondeurs de la nuit...

tube
metro
jack the ripper
whitechapel
whitechapel
whitechapel

N'ayez pas peur, vous ne serez pas seuls

(ci-dessous Donald Rumbelow donnant ses premières explications)

visite guidée
 


Dressons tout d'abord le cadre dans lequel se dérouleront les événements

Au cours du règne de la reine Victoria, les quartiers de l'East End étaient peu sûrs. Cette zone constituait un véritable ghetto. Ici, 900 000 personnes vivaient dans des conditions précaires. Les familles vivaient souvent à 8 par chambre dans des taudis infâmes. Les personnes seules se réfugiaient chaque soir dans des asiles de nuit surpeuplés. Les troupeaux de moutons étaient menés à travers les rues jusqu’à l’abattoir et le sang coulait directement dans les ruelles. On marchait dans les excréments. Les eaux d’égouts et les ordures répandaient dans l'air des effluves nauséabonds.

La plupart des habitants de l’East End se présentaient chaque matin à l'embauche. Ils n'étaient pas assurés de trouver du travail et lorsqu'ils travaillaient, ils exerçaient des emplois épuisants et mal rémunérés. Ils vivaient au jour le jour. Alcoolisme et violence régnaient en maîtres sur ces quartiers... car il fallait aussi compter avec tous ceux qui avaient basculé dans une activité criminelle.
Ici, plus de la moitié des enfants mourraient avant l’âge de 5 ans.
Les femmes étaient souvent exploitées, mal payées et obligées de faire des heures supplémentaires. La prostitution était l’une des seules activités de survie pour une femme seule. Elle permettait surtout de gagner en une nuit l'équivalent d'une semaine de salaire d'une ouvrière. En 1888, la police estimait à 1200 , le nombre des prostituées à Whitechapel (on en dénombrait 60 000 dans tout Londres) et 62 maisons closes. Les prostituées travaillaient directement dans la rue. Isolées, elles risquaient de se faire agresser par des "gangs" de voleurs qui les frappaient avec des gourdins pour leur dérober leur argent. Peu de femmes seules avaient un logis. Le soir venu, elles se réfugiaient dans un dortoir public. Il existait environ 200 asiles de nuit logeant 9000 personnes. Les dortoirs étaient constitués de rangés de lit collés les uns aux autres...et infestés de vermines. Celle qui n'avait pas de quoi payer son lit pour la nuit, dormait dans la rue. Avec sa misère, ses habitations surpeuplées, ses ruelles sombres et étroites, Whitechapel était un quartier peu engageant, livré à sa propre violence.

whitechapel
Une ruelle dans le quartier de Whitechapel....aujourd'hui.

prochain épisode : la première victime

(à suivre) Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Londres/London
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Lundi 14 novembre 2005 1 14 /11 /2005 00:00
jack the Ripper
Climat de violence à Whitechapel

Pour comprendre la lenteur avec laquelle démarre l'enquête, il faut savoir que l'East End n'en était pas à sa première affaire criminelle...
On entendit parler d’autres meurtres et agressions de femmes dans le quartier de Whitechapel.
C'est ainsi que le 2 avril 1888, une prostituée de 45 ans, Emma Smith, fut agressée vers 19h. Elle fut frappée à la tête et violée. Elle mourut 4 jours plus tard. Elle eut le temps d'expliquer qu'elle avait été attaquée et volée par plusieurs individus.
Le 7 août 1888, une prostituée de 37 ans, Martha Tabram, fut assassinée sur le palier du George Yard Building, vers 2h30 du matin. Selon le rapport d’autopsie elle fut poignardée 39 fois dans la poitrine, le ventre et le bas ventre avec un couteau.
Ces agressions étaient-elles liées? On pense que non. Martha Tabram avait été tuée sans raison, sûrement par un seul homme, alors qu’Emma Smith avait été attaquée par plusieurs hommes qui voulaient la voler...et puis, la nature des blessures était différente.

Les prostituées de Whitechapel
 
jack the Ripper

St Botolph's church était connue pour l'église des prostituées, car les dames de petite vertu tournaient sans cesse autour de l'édifice. En effet, la loi leur interdisait d'attendre le client. Rester sur place était considéré comme du racolage. Il faut également se rendre compte que la plupart des filles étaient loin d'être aussi "aguichantes" que les actrices qui interprètent aujourd'hui leurs rôles dans les versions cinématographiques.
En 1888, les gens du peuple , n'avaient pas une garde-robe très étendue. Une ou deux chemises, une robe. Il fallait faire durer un maximum ces vêtements. C'est aussi pour cette raison qu'ils ne les lavaient pas souvent.
Les premiers sous gagnés étaient presque toujours dépensés pour s'offrir du gin. Parmi les victimes de Jack l'éventreur, plusieurs étaient ivres au moment de leur assassinat.

Dans la nuit du jeudi 30 août au vendredi 31, Mary Ann Nichols, dite "Polly" est mise à la porte par le gardien de l'asile de nuit situé sur Thrawl Street, car elle n'a pas de quoi payer son lit. Il est alors environ 1h30 du matin. "J’aurai bientôt de quoi payer" lui avait-elle lancé. "Regarde le beau chapeau que j’ai là…". Se sentant plus élégante pour attirer les clients, elle s'en alla travailler sans savoir qu'elle allait rencontrer l'éventreur de Whitechapel.

Jack l'éventreur "J'aurai bientôt de quoi payer!
Regarde le beau chapeau que j'ai là..."

Whitechapel

jack The Ripper

vendredi 31 août 1888, peu avant 4h du matin.

Le temps est froid et humide. Un ouvrier nommé Charles Cross emprunte Buck's Row...une ruelle sombre de Whitechapel. Il aperçoit une forme étendue sur le sol. En s'approchant, il réalise qu'il s'agit d'une femme dont la robe est relevée jusqu'à la taille. Il pense tout d'abord qu'elle est ivre. Un second passant arrive sur les lieux. Ensemble, ils essaient de relever la femme...en vain. Finalement, ils décident de chercher un policier...Il faut savoir que les quartiers de l'East End sont tellement mal fréquentés, que des agents de police patrouillent dans les rues. L'agent John Neil qui fait sa ronde rencontre les deux hommes. Equipé d'une lanterne, le policier dirige le faisceau de lumière dans la direction indiquée par Cross. Ce n'est qu'alors qu'il découvre le corps sans vie de Mary Ann Nichols.

 
 

Ses yeux sont grands ouverts, sa gorge est tranchée par deux fois, plusieurs autres coupures sont visibles au niveau du ventre...mais les blessures semblent avoir été infligées après sa mort.

Près du corps de la malheureuse, un peigne, un petit miroir brisé, un mouchoir et un chapeau bon marché jonchent le sol.
Jack The Ripper
(à suivre) Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Londres/London
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Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /2005 21:46
Londres
LONDRES 1888

meurtre

Le 8 septembre à 5h30,
Annie Chapman, une prostituée de 47 ans est aperçue en compagnie d’un individu portant un long manteau.
Elle sera retrouvée égorgée et éventrée une demi-heure plus tard par John Davis dans la cour intérieure du n°29 d’Hanbury Street.

Vers 6h du matin, John Davis, un vieil homme qui vit avec son épouse et ses trois fils au 29 Hanbury Street, découvre le corps d’une femme juste devant chez lui, de l’autre côté du marché de Spitalfields, dans une petite cour intérieure. Il part immédiatement chercher de l’aide. Le temps qu’un policier arrive sur les lieux, tout le voisinage est éveillé.
Dix-sept personnes habitaient là. Cinq possédaient des chambres qui donnaient sur la cour.

Certains avaient laissé leur fenêtre ouverte. Mais personne n'avait rien vu, ni rien entendu.
Le marché de Spitalfields ouvrait à 5h du matin et beaucoup de marchands s'y rendaient très tôt pour préparer leurs étals. Certains habitants du quartier quittaient leur logement à 3h50 du matin pour aller travailler. Tout autour du marché, les rues étaient très animées.
Ce matin-là, le soleil s'était levé à 5h23...mais personne n'avait été témoin du crime...personne n'avait entendu crier...Le meurtrier avait opéré avec une audace incroyable...quasi en plein jour et à quelques pas d'un marché.

hanbury

Chapman

Le Docteur George Bagster Phillips, le chirurgien travaillant pour la police, se rendit sur les lieux. La victime était allongée sur le dos, les jambes repliées. Le visage était gonflé. La femme avait été égorgée, presque décapitée. Le corps présentait plusieurs traces de mutilation au niveau du ventre. certains organes internes avaient été tirés vers ses épaules et reposaient sur le sol.

Vers 11h30, Amelia Palmer identifie la victime comme étant Annie Chapman.
Aux pieds d'Annie on trouva deux petits peignes, un morceau de tissu et deux pièces de monnaie. Une enveloppe contenant deux pilules fut découverte non loin de sa tête.

Annie Chapman

Au cours de l’autopsie, le Docteur Phillips remarqua que l’utérus, la partie supérieur du vagin et les 2/3 de la vessie avaient été retirés...et emportés par l'assassin. La précision avec laquelle les incisions avaient été pratiquées laissaient à penser que le tueur devait avoir d'excellentes connaissances en anatomie (humaine).

Jack l'éventreur

(à suivre) Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Londres/London
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Samedi 19 novembre 2005 6 19 /11 /2005 20:26
whitechapel

Pour compliquer l'affaire, Londres possédait deux polices différentes: La City Police pour la City et la Metropolitan Police (connue sous le nom de Scotland Yard) pour le reste de la ville. C'est donc sur fond de "guerre des polices" que l'enquête démarre. Les policiers londoniens ne voyaient pas d'un bon oeil Scotland Yard mettre son nez dans leurs affaires. L'éventreur de Whitechapel connaît bien cette situation et il va en tirer avantage. Les crimes seront commis tantôt dans une zone sous la juridiction de la City Police, tantôt dans un quartier qui relève de la juridiction de Scotland Yard. Il poussera "le jeu" à laisser le corps d'une victime à la limite des deux juridictions, ce qui va sérieusement perturber la bonne poursuite de l'enquête.

Les problèmes de collaboration entre les deux polices amèneront parfois certains responsables à faire disparaître des indices.

abberline

Scotland Yard confiera l’enquête à l’Inspecteur Frederick George Abberline (45 ans) qui avait une expérience de 25 ans dans la police et connaissait très bien Whitechapel.

Abberline a très rapidement l'impression qu'on lui cache une partie de l'information. Il suspecte même certains de ses supérieurs de faire disparaître le plus vite possible toutes les traces de meurtre pour éviter des émeutes dans le quartier de Whitechapel. L'inspecteur Abbertine constate que ses supérieurs sont parfois au courant des meurtres avant lui. Lorsqu'il se rend sur les lieux du crime, ils sont parfois déjà là et sont pressés de donner des ordres pour "nettoyer" l'endroit, voire même laver le corps de la victime.

Sir Charles Warren, le Préfet de Police prendra à certains moments des décisions très critiquées. Dès le début de l'enquête, il écartera la possibilité d'un meurtrier "anglais". Cette monstruosité ne pouvait pas être l'oeuvre d'une personne éduquée et encore moins d'une personne éduquée en Angleterre. Pour lui, il fallait chercher le meurtrier dans les milieux juifs...Peut-être un boucher...

 

Warren

Que fait la presse ?

Les journalistes eurent une responsabilité certaine dans l'échauffement des esprits. Ils attisèrent la colère des gens de Whitechapel contre la police.

Une lettre datée du 25 septembre et distribuée le 27 à la Central News agency fut la première lettre à porter la signature "Jack the Ripper" (voir ci-dessous).

lettre

Cette première lettre fut suivie d'une carte-postale cachetée le 1er octobre. La police est assez vite persuadée que ces deux écrits sont des faux. Il n'est pas impossible qu'ils furent envoyés par des journalistes dans le but d'augmenter le tirage et la vente des journaux. Ce n'est qu'à partir du quatrième meurtre que le nom de "Jack l'éventreur" va s'imposer. Mais on le désignait aussi : "Tablier de Cuir", "La Terreur Rouge" ou"L'assassin de Whitechapel".

Que font les habitants de l'East End ?

Dans un climat de rage face à l'impuissance de la police à maintenir l'ordre pubilic, les habitants de l'East End cherchèrent un "bouc émissaire" et s’en prirent à la communauté juive grandissante.Plusieurs Juifs furent tabassés.

lusk

Pour trouver des solutions face à ces attitudes xénophobes, certains commerçants décidèrent de se regrouper.
Le 10 septembre 1888, ils fondèrent le "Comité de Vigilance de Mile End", dont la présidence fut confiée à George Lusk.

(voir ci-contre) George Lusk

jack l'éventreur

(à suivre) Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Londres/London
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Dimanche 20 novembre 2005 7 20 /11 /2005 22:36
Le pub "The Ten Bells"
ten bells
ten bells
ten bells

De 1976 à 1988, le pub prit le nom de "The Jack the Ripper". Depuis 1988, il reprit sa dénommination d'origine "The Ten Bells". Il est à signaler, que les reporters en herbe sont priés de s'abstenir. En effet, il est strictement défendu de photographier à l'intérieur de l'établissement. Des cartes-postales sont en vente à l'intérieur du pub. Le livre "The Complete Jack the Ripper, de Donald Rumbelow, y est en vente.

Il faut s'imaginer cet endroit en 1888. Les prostituées de Whitechapel passaient d'un pub à l'autre recherchant à rencontrer un client. Mary Kelly qui sera la dernière victime venaient parfois au bar . La nuit de son assassinat elle aurait été vue ici, mais aussi dans d'autres pubs des environs. Au lever du jour du 9 novembre 1888, elle aurait été aperçue devant le pub "Britannia" (Le "Britannia" ainsi que le "The Horn Of Plenty" sont des pubs qui ont disparu de nos jours). Ces déplacements d'un pub à l'autre semblent avoir été une pratique courante chez les prostituées de Whitechapel. Pour ne pas être "embarquées" par la police, nous l'avons déjà signalé auparavant, les prostituées étaient invitées à "circuler".

Le meurtrier de Whitechapel va faire monter la tension. La violence des crimes semble monter crescendo, pour atteindre son point culminant avec la cinquième victime. C'est la raison pour laquelle, je ne présenterai pas de documents photographiques...car les images peuvent choquer.

Le double meurtre du 30 septembre 1888

Le 30 septembre 1888, Louis Diemschutz, un commerçant quitte son magasin après avoir travaillé tard. Il est 1h du matin et, dans l’obscurité, il aperçoit une ombre allongée dans la cour d’entrée du Club, la Dutsfield's Yard. Il craque une allumette et se rend compte qu'il s'agit du corps d'une femme.
Quelques minutes plus tard, le policier Henry Lamb arrivera sur les lieux avec un collègue. La victime ne semblait pas s'être battue avec son agresseur. Elle était morte peu de temps avant. Le cou avait été tranché d’un côté à l’autre.

Le docteur Phillips, médecin de la police, arriva rapidement. Il estima que l’heure de la mort se situait entre 00h36 et 00h56…

La police fouilla l’endroit mais ne trouva aucun indice.

Tandis que les policiers pousuivaient leurs investigations, un autre corps de femme fut découvert à quelques centaines de mètres de là, dans Mitre Square.
A 1h30 du matin une ronde de police y était passée. Tout y était calme. A cet endroit, la fréquence des rondes de nuit était de 15 minutes. Il était donc 1h45 lorsque l'agent de police Watkins retourna à Mitre Square. Mais cette fois c'était pour y découvrir le corps mutilé d'une femme: gorge tranchée, entrailles à l'air.
Les policiers ne comprirent pas comment l'agresseur avait pu opérer son crime en toute tranquilité et aussi rapidement. Beaucoup d'agents patrouillaient à ce moment dans les environs à cause du premier corps découvert à peine quelques minutes auparavant. En plus, un agent de police à la retraite devenu veilleur de nuit occupait une maison de Mitre Square et il n'avait rien entendu. En plus de l’agent Watkins , un autre policier, dont la ronde incluait une partie de Mitre Square, était passé vers 1h42 et n’avait rien vu ni entendu. Donc tout ce serait passé entre 1h42 et 1h45
...

C'est à dire qu'en moins de trois minutes, l'assassin s’était approché de sa victime sur la place, l’avait étranglée, égorgée, éventrée ... les intestins avaient été placés sur son épaule droite, certains organes avaient été prélevés et son visage avait été affreusement mutilé...

Cela paraît complètement impossible...à moins que...

Chose étrange, ...aucunes des victimes semblaient avoir lutté contre leur agresseur.

Vers 2h55 du matin, le policier Alfred Long trouva un morceau de tablier de femme ensanglanté dans l’entrée d’un bâtiment de la Goulston Street..


Le tueur avait-il été capable de tuer deux femmes en très peu de temps, en se livrant à de véritables opérations chirurgicales sur la seconde victime. Il avait encore prit le risque et le temps d'écrire sur un mur, sans être vu par un policier ou un passant, alors que le quartier était en état d'alerte.
...Personne n'avait rien vu...Personne n'avait rien entendu...

Aujourd'hui...

inscriptions

Les inscriptions découvertes dans Goulston street, dans la nuit du double meurtre. Une partie du tablier d'Eddowes que l'éventreur utilisa pour essuyer la lame de son couteau fut retrouvé par un inspecteur à proximité d'une entrée au-dessus de laquelle le meurtrier avait écrit un message à la craie.

"The Juwes are the men That Will not be blamed for nothing".

L'officier de la City Police voulait photographier le message. Mais, Sir Charles Warren, le Préfet de Police considéra qu'attendre le lever du jour pour photographier les lieux, risquait de provoquer des émeutes dans Whitechapel. La rumeur populaire accusait déjà les Juifs d'être à l'origine des meurtres. Malgré l'opposition des inspecteurs de police, le message à la craie fut effacé à 5h30 du matin.

(à suivre) Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Londres/London
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