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23/09/2009 : On nous signale des disparitions de commentaires... Quel dommage, se sont les plus drôles qui s'égarent dans le cyber-espace.  Si quelqu'un retrouve le com d'Anne-Marie, merci de bien vouloir nous le retourner. Bises voyageuses à tous. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question, cliquez sur le lien "commentaire" au bas du sujet  concerné, nous répondrons par la même voie. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions en privé. C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Myanmar ou Birmanie

Mardi 12 juillet 2005 2 12 /07 /2005 00:00

Should you go ? sous-titre révélateur pour le guide de voyage que j'ai entre les mains. En effet depuis ce matin cette question résonne dans ma tête. Le soleil se lève derrière le toit du temple, les moines mendient encore leur nourriture, lorsque nous quittons l'hôtel. Après les 3 heures de bus, je m'y reprends à deux fois pour annoncer en thaï l'adresse de l'ambassade du Myanmar. Le chauffeur nous y dépose à 10h30, précise. Le jardin présente toujours ce même état de semi-délabrement, mais les candidats au visa attendent désormais dans une salle climatisée garnie de banquettes en plastique bleu. Il nous faut un moment pour comprendre que, faute de ticket, c'est l'emplacement que l'on occupe qui détermine l'ordre de passage au comptoir. Justement ce comptoir placé tellement haut que seuls quelques cheveux en dépassent, il est garni d'une vitre épaisse doublée d'une grille. 3 guichets. Le premier, fermé pour l'heure, s'intitule "passeport collection", il n'ouvre que de 11h15 à 12h. À l'autre extrémité un guichet ouvert sous l'enseigne "business visa" attend les hommes d'affaires avides de relations commerciales avec le pays : on ne s'y bouscule pas. Nous en déduisons que la vingtaine de personnes présentent sont des voyageurs qui déposeront des documents au bureau central : "tourist visa". Dans la salle une majorité de Thaïs, représentants d'agence de voyages, quelques célibataires asiatiques et deux autres couples d'occidentaux. Commence pour nous un petit ballet de chaise en chaise, mais après 1h15 nous avons avancé de 4 places. Un peu avant midi un homme jeune fait passer une feuille pour que les personnes présentent y indiquent leur nom. Lorsqu'on lui parle anglais, il pousse un grognement. Il ajoute un geste méprisant et grossier pour nous indiquer de débarrasser le plancher en montrant sur son papier deux mots : lunch time. Puisque les noms birmans commencent souvent par U, il devient, sur le coup de notre agacement, U Degage. "C'est bon qu'on a les billets..." me glisse Eddy en sortant de l'ambassade. Puisqu'il est interdit de montrer, en Asie, un quelconque agacement, cela nous fait le plus grand bien de prendre un peu l'air même par 40 degrés. Nous retrouvons nos compagnons d'infortune à 13h. Certains ont abandonné. U Degage distribue des numéros. Nous avons le 9. Je trouve fascinant de constater à quel point certains régimes ont le don de discipliner les gens : malgré les numéros chacun a repris exactement sa place, laissant vide celles des absents. U Degage pointe à Eddy une autre chaise, mais le vaillant Chouchou en guise d'opposition ne se lève pas, il se contente de déposer ses documents dans le siège indiqué. Vers 14h15, nous pouvons enfin déposer nos demandes et nos 800 bahts (20 euros) chacun. Nous avons rempli toutes les rubriques, noté la couleur de nos yeux et de nos cheveux et pourtant il manque une précision. Occupation, nous avons indiqué teacher. Le préposé repousse le formulaire en susurrant : "name of school ?" Eddy en profite pour lui demander si on ne peut pas avoir le visa directement. En douce il me glisse : "moi aussi je peux demander des trucs stupides". En fait, nous pouvons revenir dans deux jours entre 11h15 et 12h. Nous quittons les lieux, anxieux à l'idée que voilà bien un avant goût de ce qui nous attend. Afin de chasser toutes ces pensées négatives nous filons nous ressourcer dans un endroit un peu plus zen : Erawan temple.

Véro

 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Myanmar ou Birmanie
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Mercredi 13 juillet 2005 3 13 /07 /2005 00:00

Section visa de l'ambassade du Myanmar à Bangkok. L'accueil est d'une sobriété épurée. L'attente pour atteindre le seul et unique guichet s'effectue par bonds successifs d'un siège à l'autre. J'ai l'impression d'avoir obtenu un rôle de kangourou dans un film d'Igmar Bergman. Les regards s'interrogent. Les informations se devinent. Les murs de la pièce sont dans un blanc vert nuancé gris passé, un peu souillé par le temps, ce qui crée une belle harmonie avec le mobilier orange et bleu.

Dans un coin, on distingue un distributeur d'eau sans gobelet... de toute façon, il n'y a pas d'eau non plus. Voilà plus d'une heure que nous jouons à "chaise musicale". Sans musique c'est pas drôle. deux personnages en carton grandeur nature affichent un sourire qui au départ se voulait sans doute accueillant ...mais qui dans cet environnement me donne vraiment l'impression de se payer ma tête. Deviendrai-je susceptible avec l'âge ? Quatre heures d'attente pour passer dix minutes au guichet. Les passeports avec les visas pourront être retirés dans trois jours.
Eddy
 
Par Vero et Eddy - Publié dans : Myanmar ou Birmanie
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Vendredi 15 juillet 2005 5 15 /07 /2005 00:00
En 1980, Eddy découvre, dans un récit de voyage, les photos noir et blanc d'une fabuleuse pagode. La description qui accompagne lui laisse une impression telle qu'il se lance dans des recherches. Un soir, il me tend ce livre, illustré par des photos couleur. C'est le coup de foudre. Le site s'appelle la pagode Swedagon. Il se trouve dans un pays que je suis incapable de pointer sans hésitation sur le planisphère : la Birmanie. A cette époque, les autorités accordent un visa de 7 jours. Dans la première moitié des années 80 nous effectuons plusieurs courts séjours dans le pays. Nous y vivons des moments de découverte intenses. Lors de notre dernière visite en 1986, nombre de Birmans se montrent soudain méfiants, nous confient parfois qu'ils ont séjourné en prison ou évitent notre compagnie. Pourtant, moyennant un permis, d'autres régions deviennent accessibles.Partagés entre notre soif de découverte et un certain malaise, nous décidons de ne plus y retourner. 20 ans après, le Myanmar accueille 10 fois plus de visiteurs par an et le visa est aujourd'hui de 28 jours. Fallait-il y retourner ? C'est ce que nous allons découvrir bientôt. Hier, nous avons repris le chemin de la capitale, non sans laisser derrière nous quelques kilos de bagages. Sans passeport, le choix d'hôtels se réduit á une seule adresse. Le réceptionniste nous connaît et nous propose : a good room, la 67. Nous filons à l'ambassade et à notre grand étonnement nos passeports sont disponibles avant l'heure. Quel service !
Véro
Par Vero et Eddy - Publié dans : Myanmar ou Birmanie
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Mardi 19 juillet 2005 2 19 /07 /2005 00:00
Arrivée au Myanmar
Myanmar - Yangon - Dans une rue

Incroyable ! nous revoilà au Myanmar, mais aussi nous revoilà sur ce blog. Cela fait deux jours que nous foulons les trottoirs de Yangoon. Chaleur et humidité sont au rendez-vous. Coucher de soleil spectaculaire aussi. Nous logeons dans un petit hôtel en plein centre ville. Sur la photo juste ici au-dessus, nos voisins d'en face. Puisqu'ils sont au 4e ils utilisent le monte-charge local : une pince accrochée à une longue corde et munie d'une clochette à hauteur du balcon (on la distingue à droite de la filette). C'est bien pratique, pour recevoir le journal du matin, sans devoir descendre. Après, la reprise de contact, d'hier, nous avons passé la journée d'aujourd'hui à la pagode Swedagon. Beaucoup de rencontres, beaucoup de pluie, mais les photos parlent d'elles-mêmes, donc je ne m'étendrai pas en de longs commentaires. Message personnel : nous téléphonons avec internet, au prix de mille efforts. Quelqu'un pourrait-il préciser à nos mamans d'arrêter de dire que "ça grésille" ? C'est inutile et cela utilise les préciseuses minutes que nous avons en réserve.

Swhedagon pagoda - Myanmar
Birmaine - La pagode Swhedagon
Vero
Par Vero - Publié dans : Myanmar ou Birmanie
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Mercredi 20 juillet 2005 3 20 /07 /2005 00:00
 
Moine bouddhistes recevant des offrandes

Eddy me secoue doucement : "réveille-toi, il se passe quelquechose". J'ouvre un oeil, il fait nuit. J'ouvre les deux, le cadran de ma montre indique 4 heures du matin. Mais, dans la rue, des cris joyeux retentissent. Quelques fêtards ? Peu probable, d'ailleurs, voici les responsables. Ils transportent une cloche plate qu'ils frappent avec insistance de quoi ameuter tout le quartier : tel est précisément leur but. Aujourd'hui, c'est la pleine lune de juillet. Toute cette effervescence est destinée aux maîtresses de maison. Les adolescents les tirent du lit afin qu'elles préparent la nourriture pour les offrandes aux moines. 6 heures, l'aube pointe, nous nous glissons silencieusement vers la réception où le gardien dort à poings fermés. Dehors, aucun bruit. Pourtant, les ménagères ont dressé d'un côté de la rue de petites tables. Elles ont revêtu une tenue soignée. Celle qui jeûnent portent une blouse blanche, une jupe brune, une écharpe assortie et n'arborent aucun maquillage. Elles tiennent la grande casserole de riz. Quelques rares hommes et enfants les assistent. Voici les moines du monastère voisin qui s'avancent en file indienne. Chacun marque un arrêt et entrouvre le bol à aumones pour reccueillir le riz, tandis que des assistants entassent dans des sacs les autres dons cuisinés. J'ai assisté à cette scène bien souvent en Asie bouddhiste. Le momemt est empreint de beaucoup de respect, cependant chaque fois je me fais la même réflexion : pour ingurgiter tous ces plats, ainsi mélangés, les moines doivent avoir de solides estomacs.

Yangon - Myanmar - moines dans les rues
Vero
Par Vero - Publié dans : Myanmar ou Birmanie
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