Infos du jour

25/12/2009 : Merci pour vos messages, nous vous souhaitons un très joyeux Noël et déjà une excellente année 2010. Nous avons fui l'effervescence de la fin de l'année pour prendre un peu de repos. J 'ose à peine vous dire que je rédige ces voeux en maillot. Bises voyageuses à tous. Véro et Eddy

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

W3C

  • Flux RSS des articles

Présentation

Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question, cliquez sur le lien "commentaire" au bas du sujet  concerné, nous répondrons par la même voie. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions en privé. C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Paris

Dimanche 18 mars 2007 7 18 /03 /2007 19:06
 
En guise d'intro, je vous invite à découvrir le reportage de Val
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 12 commentaires - Recommander
Lundi 19 mars 2007 1 19 /03 /2007 21:17
 
"Je travaille le matin. Notre train part à 15h51. Nous débutons notre voyage dans le couloir, car le wagon 97 sera ajouté à la gare du Midi et nous avons embarqué à la gare du Nord. Après 3 heures et 4 minutes de trajet, nous foulons le quai d'une autre gare du Nord à Paris cette fois." J'ai retrouvé cet extrait dans un carnet de route qui date de novembre 1979.
En février dernier, le Thalys a parcouru la même distance en 1 heure et 22 minutes.
Dans le métro, je ne retrouve plus le petit marché noir qui écoulait le ticket à 2,5 FF au lieu de 2 FF alors que le carnet coûtait à l'époque 15FF. Quelques rames en bois circulaient encore sur le réseau et j'avais pris la peine de photographier l'hôtel pour bien me souvenir de ne plus jamais y mettre les pieds. Mais pour le reste, Paris reste Paris et s'y promener avec celui qu'on aime reste une balade bien agréable.
 

Nous débarquons donc à Paris, gare du Nord à 8h35 et filons jusqu'à la station de métro "République" pour déposer nos bagages à l'hôtel.
Sans perdre un instant, nous sautons dans une autre rame de métro, direction station "Palais Royal".
Je vous invite à nous suivre... sans faire la file, car nous avons déjà les billets en poche.

Sous la voûte vitrée du palais, 500 objets repêchés au large d'Alexandrie, sont livrés à notre curiosité... et aussi à la vôtre.
 
Les résultats de plus de 15 années de fouilles menées par une équipe d'archéologues sous la direction de Franck Goddio, sont exposés. Trésors délivrés des eaux un à un : corps de colosse, vases, monnaies à l'effigie de Ptolémée Ier, casques, stèle, sphinx, ...Tous ces objets enfouis depuis douze siècles dans les eaux de la baie d'Aboukir, non loin d'Alexandrie, sont là sous nos yeux. Ils réssuscitent la mémoire des deux cités englouties, Héracléion et Canope. Les ruines des deux villes antiques gisent, aujourd'hui à seulement 7 mètres sous le niveau de la mer.
 

Ci-dessus, Tête royale portant une coiffe avec un uraeus. Les yeux sont vides car ils étaient probablement incrustés. (Aboukir)

Ci-dessous, Tête de pharaon.
Ci-contre tête de sphinx.

 
( à suivre )
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /2007 20:15
Avant de poursuivre plus au loin, la découverte des différents objets exposés, je vous propose au fil de quelques clichés de nous fondre dans la foule afin de prendre l'ambiance de l'exposition. Ce sera aussi l'occasion de partager quelques réflexions sur les habitudes culturelles et les interprétations, parfois très étonnantes, que l'on peut avoir par rapport à un même message.
Dès l'entrée...nous avons notre premier choc... Il se présente sous la forme d'un panneau ...La tuile !

Echanges de regards empreints de déception entre Véro et moi.
Un grand pffff ! sonorise la scène.
Les appareils photos retournent au fond du sac. Il faut se faire une raison... Pas de photos ! Beurk! ça craint pour le reportage que nous voulions réaliser.

Nous suivons le cortège de visiteurs... Tiens ! Quelqu'un prend une photo avec son appareil numérique. En voilà un deuxième... Son flash n'est vraiment pas discret, à celui-là.
Décidément ça mitraille de tous les côtés... et sous le nez des gardiens, qui plus est. J'ai vraiment l'air d'être le seul à ne pas photographier... Mais nous tenons bon.. Restons corrects quoi ! Puisqu'il nous est demandé de ne pas photographier, ne photographions pas !

Après un quart d'heure, cela devient carrément insupportable. Nous avons l'impression que cette pancarte ne s'adressait qu'à nous. Je me sens entouré par des dizaines de "David Hamilton" en herbe qui concourent pour le Pulitzer.

Véro va aux informations. Elle s'adresse à l'un des gardiens.
Quelques instants plus tard, elle me rejoint avec le renseignement suivant:
On peut photographier ce que l'on veut, si ce n'est pas "professionnel" !
Donc "strictement interdit de photographier" ...Il fallait comprendre "strictement interdit de photographier" si vous êtes un photographe professionnel.

J'ai toujours été frappé par les différences d'interprétations qu'un même message peut donner chez les humains... cela dépend beaucoup de la société dans laquelle on évolue. Dans certaines contrées, quand c'est non... c'est non. Mais ailleurs quand c'est non... c'est parfois "peut-être".
De même, dans certains pays, la question "De quel côté est la gare ?" ne donnera pas nécessairement la même information que l'interrogation "La gare, s'il vous plaît, est-ce bien dans cette direction ?". Le risque de contredire son interlocuteur, mettra nécessairement l'autochtone mal à l'aise dans la seconde formulation. Et donc... Allez, on continue la visite !

Je vous donnerai un peu plus de détails sur les pièces exposées, dès demain.
Je vous parlerai notamment de cette divinité très vénérée à Alexandrie à l'époque des Ptolémées.

 
 
 
( à suivre )
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 15 commentaires - Recommander
Mercredi 21 mars 2007 3 21 /03 /2007 23:56
Situons, si vous le voulez bien les lieux des fouilles... La région d'Alexandrie, sur les bords de la Méditerranée... la baie d'Aboukir. La cité antique d'Alexandrie, fondée par Alexandre, fut la capitale de l'Egypte sous la dynastie des Ptolémées. Les villes d'Alexandrie, d'Héracléion et de Canope étaient cosmopolites: Grecs, Romains et Egyptiens s'y cotoyaient.
Les villes d'Alexandrie, d'Héracléion et de Canope furent toutes trois victimes de cataclysmes. Des quartiers entiers des trois cités disparurent dans la mer; dans le cas d'Héracléion, c'est toute la ville qui fut engloutie. Plus de mille ans après la catastrophe, pour la première fois, des vestiges de ces cités antiques revoient la lumière du jour.
C'est ainsi que fut retrouvé cette statue de Sérapis, dieu égyptien, mélange d'Osiris et d'Apis. Très vénéré dans la région d'Alexandrie, Sérapis était un dieu qui convenait autant aux Grecs qu'aux Egyptiens. Il incarnait l'Osiris Apis pour les Egyptiens, tandis qu'il prend les traits de Zeus pour les Grecs, cheveux longs et bouclés. Il est le plus souvent représenté avec une sorte de gobelet sur la tête (il s'agit en fait d'une mesure de blé, symbolisant le monde des morts). C'est aussi la raison pour laquelle il est associé au Cerbère et à Hadès.
Pendant le règne des Ptolémées, le culte de Sérapis fut surtout pratiqué dans les villes d'Alexandrie et de Memphis. Mais à l'époque romaine il se répandra dans toute l'Egypte. Il deviendra même assez populaire en Grèce.

 

 
 
( à suivre )
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Jeudi 22 mars 2007 4 22 /03 /2007 21:01
 
 
Sortie des eaux en 2001, la stèle d'Héracléion livre ses secrets. Voici le contenu d'une interview donnée par Franck Goddio qui commente la découverte de cette stèle.
 
 

"C'est une stèle de granit noir que l'on a retrouvé dans le temple d'Amon, de la ville d'Héracléion, à 7 kilomètres en mer. Elle date de l'époque du roi Nectanebo Ier, première année de son règne (en 381 avant J-C ).

On savait qu'il existait une ville qui s'appelait Héracléion qui n'avait pas été retrouvée... On parlait aussi d'une ville du nom de Thônis, qui était le grand emporium de l'Egypte.

Les deux villes étaient mentionnées parfois par des auteurs :

Héracléion était mentionnée, comme la ville du grand temple d'Amon.

Thônis était mentionnée comme le grand port d'entrée en Egypte pour tous les vaisseaux qui venaient du monde grec. Mais jamais on associait Héracléion et Thônis."

"La stèle est un genre d'édit douanier qui dit que sur toutes les marchandises importées ou fabriquées par les Grecs, des taxes seront payées et que 10% de ces taxes seront données au temple de la déesse Neith qui était la déesse de la Basse Egypte que l'on peut voir figurer sur la stèle."

"La stèle se termine par ces mots :
- Et Pharaon ordonne que cet ordre soit affiché à la bouche de la mer des Grecs, dans la ville de Thônis... Et comme nous savions que nous étions à Héracléion, nous pouvons donc affirmer aujourd'hui qu'Héracléion, c'était Thônis.

Thônis pour les Egyptiens et Héracléion pour les Grecs."

Au travers ces propos de Franck Goddio, on se rend compte une fois encore, combien les cultures grecques, romaines et égyptiennes avaient fusionnées à l'époque des Ptolémées. Chacun y retrouvait ses propres repères culturels et religieux. Une même divinité pouvait être vénérée à la fois par les Grecs et les Egyptiens tout en respectant les spécificités de chaque croyance. Une même ville était connue des Grecs et des Egyptiens sous deux noms distincts.

 
 
 
 
( à suivre )
Eddy
Par Vero et Eddy - Publié dans : Paris
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés