02/06/2009 : Impossible de vous visiter pour l'instant et en plus, pour une raison mytérieuse, vos commentaires n'apparaissent pas sur le blog. Mais soyez rassurés, je les lis avec plaisir dans l'administration. Je vous embrasse tous. Véro et Eddy
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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage parmi 500 visiteurs quotidiens. Si nos aticles méritent votre intervention, vous pouvez réagir, et cela
nous ferait grand plaisir, en cliquant sur le lien "commentaire" au bas de chaque sujet. Nous répondrons par la même voie à tous vos envois. Il va sans dire que c'est le lieu "par
excellence" de l'interractivité que nous souhaitons développer avec le lecteur de passage ou régulier. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions
en privé. C'est ici.
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.
Véro et Eddy
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Pff ! Ça y est ! Nous sommes au sommet. 45 minutes d'ascension ont fait de moi un "plamuck raplapla" (plamuck =calamar en thaï). Je n'y comprends rien. Véro et l'interprète ont fait ça d'un pied léger tout en bavardant. Quant à moi, j'ai soufflé comme un phoque qui essaie de grimper sur la banquise. Enfin, le principal est de reprendre son souffle. |
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Les nuages déversent à nouveau quelques litres d'eau. Nous nous abritons sous une toile plastifiée tendue en travers du chemin. Une vieille dame alimente un feu de charbon de bois. Des bouffées de vapeur soulèvent le couvercle : un curry de poissons. L'air s'imprègne d'une fumée âcre. J'ai l'impression d'être le poisson qui trempe. Je m'éloigne un peu pour respirer. Véro poursuit sa conversation avec l'interprète. La pluie cesse de tomber, mais les nuages continuent à s'égrener en bruine. Nous quittons notre abri et reprenons notre marche. Nous pénétrons dans un coussin de brume. Tout semble avoir été gommé au-delà de 20 mètres. Plus d'horizon. Plus de ciel. C'est un monde d'ombres furtives, de silhouettes éphémères qui se dissolvent dans la grisaille. Le rocher doré doit être tout proche maintenant. mais nous ne l'apercevons pas encore.
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Eddy
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D'après les fonctionnaires responsables de l'encaissement des 6 dollars d'entrée, le rocher d'or reçoit la visite de 15000 étrangers par an. mais aujourd'hui, les candidats se comptent sur les doigts d'une main. Les deux hôtels sont en rénovation. Au Kyaikto Hotel, je trouve après une inspection générale, une chambre potable dans un bungalow accroché à la montagne. L'employé pousse sur la porte tandis qu'Eddy tire de l'intérieur en maugréant : "j'ai l'impression de fermer l'écoutille d'un sous-marin".
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Nous passons 3 bonnes heures à attendre que la violence de la pluie diminue un peu. Vers 15h30, nous tentons une sortie dans un épais brouillard. Heureusement, il n'y a qu'un chemin qui mène à la traditionnelle entrée flanquée de deux lions. L'escalier disparaît dans un nuage.
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Nous avançons lentement en scrutant notre environnement. Par chance, j'ai vu des cartes postales et je sais que c'est sur la gauche. Nous percevons le son des clochettes avant de les apercevoir. Nous devons être tout proche. En un endroit, la brume tourne au jaunâtre. Encore quelques pas et l'étrange rocher se dessine dans son décor ouaté. Nous l'avons trouvé. Nos exclamations de joie ont permis à notre interprète de nous retrouver. Il connaît les lieux et nous amène sous le roc étrangement suspendu dans le vide. Eddy me murmure : "ce truc va tomber dans pas longtemps". Je ne m'attarde pas, inutile de rester davantage, cette purée de pois ne se lèvera pas aujourd'hui.
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