02/06/2009 : Impossible de vous visiter pour l'instant et en plus, pour une raison mytérieuse, vos commentaires n'apparaissent pas sur le blog. Mais soyez rassurés, je les lis avec plaisir dans l'administration. Je vous embrasse tous. Véro et Eddy
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excellence" de l'interractivité que nous souhaitons développer avec le lecteur de passage ou régulier. Si d'aventure vous êtes trop timide, nous acceptons aussi les messages et les questions
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Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.
Véro et Eddy
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Should you go ? sous-titre révélateur pour le guide de voyage que j'ai entre les mains. En effet depuis ce matin cette question résonne dans ma tête. Le soleil se lève derrière le toit du temple, les moines mendient encore leur nourriture, lorsque nous quittons l'hôtel. Après les 3 heures de bus, je m'y reprends à deux fois pour annoncer en thaï l'adresse de l'ambassade du Myanmar. Le chauffeur nous y dépose à 10h30, précise. Le jardin présente toujours ce même état de semi-délabrement, mais les candidats au visa attendent désormais dans une salle climatisée garnie de banquettes en plastique bleu. Il nous faut un moment pour comprendre que, faute de ticket, c'est l'emplacement que l'on occupe qui détermine l'ordre de passage au comptoir. Justement ce comptoir placé tellement haut que seuls quelques cheveux en dépassent, il est garni d'une vitre épaisse doublée d'une grille. 3 guichets. Le premier, fermé pour l'heure, s'intitule "passeport collection", il n'ouvre que de 11h15 à 12h. À l'autre extrémité un guichet ouvert sous l'enseigne "business visa" attend les hommes d'affaires avides de relations commerciales avec le pays : on ne s'y bouscule pas. Nous en déduisons que la vingtaine de personnes présentent sont des voyageurs qui déposeront des documents au bureau central : "tourist visa". Dans la salle une majorité de Thaïs, représentants d'agence de voyages, quelques célibataires asiatiques et deux autres couples d'occidentaux. Commence pour nous un petit ballet de chaise en chaise, mais après 1h15 nous avons avancé de 4 places. Un peu avant midi un homme jeune fait passer une feuille pour que les personnes présentent y indiquent leur nom. Lorsqu'on lui parle anglais, il pousse un grognement. Il ajoute un geste méprisant et grossier pour nous indiquer de débarrasser le plancher en montrant sur son papier deux mots : lunch time. Puisque les noms birmans commencent souvent par U, il devient, sur le coup de notre agacement, U Degage. "C'est bon qu'on a les billets..." me glisse Eddy en sortant de l'ambassade. Puisqu'il est interdit de montrer, en Asie, un quelconque agacement, cela nous fait le plus grand bien de prendre un peu l'air même par 40 degrés. Nous retrouvons nos compagnons d'infortune à 13h. Certains ont abandonné. U Degage distribue des numéros. Nous avons le 9. Je trouve fascinant de constater à quel point certains régimes ont le don de discipliner les gens : malgré les numéros chacun a repris exactement sa place, laissant vide celles des absents. U Degage pointe à Eddy une autre chaise, mais le vaillant Chouchou en guise d'opposition ne se lève pas, il se contente de déposer ses documents dans le siège indiqué. Vers 14h15, nous pouvons enfin déposer nos demandes et nos 800 bahts (20 euros) chacun. Nous avons rempli toutes les rubriques, noté la couleur de nos yeux et de nos cheveux et pourtant il manque une précision. Occupation, nous avons indiqué teacher. Le préposé repousse le formulaire en susurrant : "name of school ?" Eddy en profite pour lui demander si on ne peut pas avoir le visa directement. En douce il me glisse : "moi aussi je peux demander des trucs stupides". En fait, nous pouvons revenir dans deux jours entre 11h15 et 12h. Nous quittons les lieux, anxieux à l'idée que voilà bien un avant goût de ce qui nous attend. Afin de chasser toutes ces pensées négatives nous filons nous ressourcer dans un endroit un peu plus zen : Erawan temple. Véro |
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