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Juillet 2017 : Ce blog actif de 2005 à 2011 reçoit encore entre 50 et 100 visites par jour. Mais depuis 2012 vous trouverez notre nouveau projet et tapant www.veroeddy.be dans votre moteur de recherche préféré. A bientôt. Véro et Eddy

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Nous sommes ravis de vous accueillir virtuellement dans notre espace voyage. Nous avons ouvert ce blog de voyage en 2005, mais nous bourlinguons ensemble depuis plus de 30 ans. Nous espérons  vous divertir avec nos récits, mais surtout, vous donner envie de découvir le monde, vous aussi. Si vous souhaitez poser une question  C'est ici
Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

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25 janvier 2009 7 25 /01 /janvier /2009 17:59
Nous revenons à notre camp de base "The old bridge" au Botswana.

 

J'ai bien du mal à l'accepter, mais le cheval ne m'aime pas. Et pourtant, je lui reconnais de nombreuses qualités parmi lesquelles celle d'être une monture idéale. Combien d’aventuriers sans lui n'auraient pas exploré le monde ? Mon esprit rêve, avec passion, de cette communion entre l’homme et la bête. Mais nos rares essais pour fraterniser se sont tous soldés par un échec.

 
 

J’ai lu au camp, une annonce pour des promenades et je propose à Eddy une nouvelle tentative. Prudent, il me réplique qu'il préfère dessiner. Helen est excellente cavalière. Elle possède un cheval et son enthousiasme est contagieux. Pour l’après-midi, nous serons 4 et tous m'accordent la plus grande attention puisque je suis débutante.

C'est une expérience fabuleuse de parcourir le bush, pour déboucher dans de petits villages où les habitants nous saluent avec gentillesse.

Nous découvrons la nature d'un peu plus haut, tout en bavardant. Helen, britannique de nationalité, me raconte les circonstances qui l'ont décidée, après un voyage touristique, à s'installer sur place. Elle anime ce camp dans le delta avec son mari, originaire de l’endroit.

Désireuse de partager son goût pour l’équitation, elle m'encourage pour tenter un petit trot et je fais tout mon possible pour rester en selle

 
 

Nous approchons de la rivière et la balade se poursuit dans l'eau qui, par moment, lèche nos étriers. C'est magique, je dois l'admettre. J'en viens presque à me dire que je me suis trompée au sujet de cet animal.

 
 

Nous empruntons un chemin entre quelques habitations et la rivière. Le chant des oiseaux est interrompu par le moteur d'une pompe qui amène de l'eau pour arroser un jardin. Tandis qu'Helen part au galop avec Emilie, je reste en arrière à mon rythme. Tout à coup, sans raison apparente, le cheval de mon compagnon se cabre. Il n'arrive pas à le calmer. Sur mes gardes, je préfère m’éloigner en faisant un détour.

C'est à ce moment précis que ma bête prend une initiative. Elle se met en tête de rattraper les copines pour rompre la monotonie de la solitude. J'ai beau tirer sur les rênes et crier Ho ! Hoo ! avec mon meilleur accent botswanais, la voilà partie au grand galop.

Le chemin est bordé d'acacias et j’aperçois, à quelques distances, une branche penchée sur ma route.

 
 

En une fraction de seconde, je me vois défigurée. Plus je tire les rênes plus ma monture accélère. En fait, elle prend son élan pour un autre obstacle que je n'ai pas vu toute occupée que je suis à vouloir éviter la branche. C'est trop tard. Je me cramponne, je sers les genoux un maximum et je baisse la tête pour ne pas ramasser les épines dans les yeux. C'est mon bras gauche qui prend tout.

En réalité, cette branche providentielle m'a fait prendre la position idéale tandis que la bête saute au-dessus d'une pompe en travers du chemin.

 
 

Les deux filles nous attendaient paisiblement à un kilomètre de là. Mais, alertées par la course de mon cheval et par celle du dernier cavalier qui tente en vain de me rejoindre, elles tiennent leur monture très serrée. C'est une chance. Mon brave animal, content de les avoir coiffés de vitesse s'arrête enfin.

Pour couronner son exploit, il se prend la patte dans un fil de fer et se cabre à deux reprises pour s'en dégager. Heureusement il y arrive, mais déjà Helen s'est approchée pour le rassurer. Elle me félicite d'être restée en selle, mais je n'ai aucun mérite que l'instinct de survie.

 
 

Je m'en sors bien : juste un bras ensanglanté. J'accueille avec soulagement la décision de poursuivre cette promenade au pas. Je trouve dans ma poche un pauvre mouchoir en papier que je mouille de salive pour effacer un peu les traces de cette aventure.

En me voyant sourire malgré le sang qui coule sur mon bras Helen comprend que je n'ai pas perdu mon sens de l'humour. Elle me lance :  «  frotte çà avant de rentrer, on dirait que tu as été attaquée par un léopard ! »

 
 
Véro

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Published by Vero et Eddy - dans Botswana
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commentaires

jackline64 11/02/2009 20:09

Et bien quelle aventure ! si je peux me permettre ,moi qui ai un peu l'habitude des chevaux, vous avez commis deux erreurs majeures : la première c'est d'accélérer l'allure alors que tu n'étais pas en confiance, la deuxième c'est de vous séparer. Le cheval est un animal grégaire, et il cherchera TOUJOURS à rejoindre ses copains de randonnée, et forcément à vive allure !l'idéal pour te remettre en confiance, c'est de faire des petites balades avec un cheval sympa et à une allure où tu te sens bien ! Allez courage tu vas y arriver ! Bisous et bonne soirée

Vero et Eddy 15/02/2009 13:51


Merci Chère Jackline, J'attendais ton avis avec impatience.

Helen est une excellente cavalière. Au départ nous avions prévu de partir à deux. Elle pratique cette méthode qui consiste à communiquer avec le cheval et qui porte le nom d'un monsieur qui
s'illustra par cette technique. Sorry mais je n'ai pas noté le nom. Tu me rafraîchiras la mémoire. Avant la promenade elle nous a montré comment son cheval la suivait et l'écoutait étonnant !

Deux autres personnes qui savaient monter se sont ajoutées et je comprends que chacun doive y trouver son plaisir c'est normal. Lorsqu'on sait monter c'est génial de gambader dans cette nature.
Autre différence, ils étaient tous en âge d'être mes enfants.
Je leur ai donné l'impression que je me débrouillais bien car mon cheval était très calme. Et aussi j'avais un tel bonheur de faire cette promenade. Ici en Belgique, il n'est pas question de
partir en promenade à cheval si tu n'as pas un minimum d'expérience.
Après l'aventure Helen m'a expliqué en effet que mon cheval se sentait seul et qu'il a voulu rejoindre les autres. Elle nous avait aussi mis en garde en ce qui concerne la rivière. Malgré qu'ils
ont l'habitude les chevaux peuvent avoir peur de l'eau. Durant toute cette promenade elle a été très didactique en nous expliquant l'attitude de la bête. Elle avait découvert que son cheval avait
peur des troncs d'arbre. Chaque fois que nous en rencontrions un elle le guidait gentillement pour aller voir d'un peu plus près la chose. Quel bonheur d'assister à cette entente.
Peut-être que la vie mettra un jour sur mon chemin quelqu'un comme elle pour prendre des leçons particulières à mon rythme et de préférence dans le désert car le sable pour tomber c'est moins
dur
Véro


Patrick 02/02/2009 17:24

Je suis partant pour une telle balade

Vero et Eddy 02/02/2009 17:56


Ben moi j'attends un peu avant de recommencer.
Bises
Véro


Anne-Marie Weynants 30/01/2009 10:03

Salut Véro,Félicitations pour ton cran et ta témérité !Mais quelque part je n'en attendais pas moins venant d'une personne à la crinière de feu !C'est toujours un grand plaisir de vous suivre tous les deux dans vos tribulations aux 4 coins de la planète !Demande à Eddy de publier un cartoon humoristique de ton aventure sur le blog ! Je pense qu'il pourrait créer une bande dessinée hilarante de cette mémorable " promenade " ... un inoubliable souvenir de tes exploits équestres. Moi, je vois les dessins et les expressions chevalines dans ma tête mais, hélas, je suis nulle en dessin Gros bisous de Jodhpur ! AM

Vero et Eddy 30/01/2009 18:21


Salut  Anne-Marie,

Merci pour la suite des articles.
Tu sais une BD, cela prend du temps et notre jeune pensionné est très occupé.
Nous avons bien reçu ta ongue lettre qui nous a fait très plaisir.
Bises froides de Bruxelles.
Véro


Kate 29/01/2009 23:57

oh la la ! j'aurais eu peur ! tu l'as échappé belle ! bon, il faut reconnaître que le cheval et toi cela ne fonctionne pas ! bizz

Vero et Eddy 30/01/2009 17:48


Ben j'ai eu peur. Pourtant je ne déclare pas forfait.
Bises.
Véro


Laët 29/01/2009 14:39

Les chevaux, j'adore, je me suis occupée du cheval de ma voisine pendant près de 2 ans, le problème c'est que pour que tout se passe bien, il faut une confiance mutuelle ! Les chevaux que l'on vous prete ne vous connaissent pas et vice-versa, c'est donc difficile d'apprecier réellement tous les avantages de ces animaux qui sont pourtant pleins de tendresse et d'amour ! En Normandie les plages sont accessibles (notamment celles du débarquement) à cheval, alors pour renouer avec les chevaux, le mieux est encore de partir quelques jours en rando dans cet environnement qu'ils adorent, la proximité de la mer est un réel plaisir pour les chevaux !!Allé, il ne faut pas baisser les bras ! bizzLaët

Vero et Eddy 29/01/2009 18:20


Merci Laet pour tes encouragements. J'ai eu l'occasion de parcourir une plage à cheval une fois ou deux. Mais ce n'était pas la même chose. Tu es sur la bête et un gars marche à côté de toi en
tenant le cheval.
Je partage ton avis, les chevaux qu'on loue voient trop de cavaliers différents. Ce qu'il me faudrait, pour apprendre, c'est une brave bête disponible et un instructeur particulier.
Mais lorsque tu voyages, tu ne peux pas emporter ton cheval et moi ce que j'aimerais c'est être capable de me débruoiller avec la plupart des chevaux. Pas gagné !
Véro