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02/06/2009 : Impossible de vous visiter pour l'instant et en plus, pour une raison mytérieuse, vos commentaires n'apparaissent pas sur le blog. Mais soyez rassurés, je les lis avec plaisir dans l'administration. Je vous embrasse tous. Véro et Eddy

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Merci pour l'intérêt que vous portez à nos aventures. Bonne découverte.  
Véro et Eddy

Samedi 29 avril 2006

N'oubliez pas de lire les épisodes précédents :

Expédition dans le Taman Negara [ part 1
]

Expédition dans le Taman Negara [ part 2]

Expédition dans le Taman Negara [ part 3]

 
 
Séjourner dans la jungle n'a pas été facile. Après quelques tentatives d'individualisme, j'ai vite compris qu'il valait mieux imiter Prado.
 
 
J'observe sa technique : ce qu'il adore, c'est les troncs d'arbre. En tombant, ces géants écrasent tout dans leur chute et dégagent ainsi un chemin dans la végétation.
 
 
 

Après quelques balades en équilibre sur l'écorce, nous gagnons de l'assurance. À vrai dire, il y a des désagréments à tous les étages. Nous trébuchons sur des racines, des branches me griffent les mollets, nos vêtements restent accrochés à de grandes feuilles pourvues d'épines, jusqu'à mon chapeau qui se retrouve suspendu à une liane. Nous traversons souvent des ravins, y descendre sans glisser tient de l'acrobatie et pour remonter, de l'autre côté, je pousse Eddy, qui passe le premier, puis je lui tends les sacs et ensuite il me tire. Prado, rompu à ces exercices nous regarde sans comprendre, mais rien ne l'étonne.

 
 
Nous nous éloignons rarement d'un cours d'eau, de nombreux torrents nous fournissent à boire à volonté. Par deux fois, il nous faut changer de rive le long de la rivière TENOR, pour trouver un chemin plus praticable. Il faut alors se déshabiller, se tordre les chevilles sur les galets, tout en avançant dans l'eau jusqu'à mi-cuisses. Avec un tel taux d'humidité combiné à la chaleur, impossible de garder un t-shirt sec plus de 2 minutes.
 

Il nous arrive aussi de perdre notre guide. Une seconde d'inattention, nous nous engageons sur ce que nous croyons être sa trace alors qu'il a bifurqué sans se retourner. Dès que nous le perdons de vue, je suggère d'arrêter et d'appeler dans la direction présumée de sa disparition. Bien entendu, il réapparaît venu d'ailleurs. Quelle angoisse !

 
 
 
Mais pourquoi me direz-vous sommes nous distraits à ce point. Et bien parce que nous subissons l'attaque des animaux sauvages. Nous en avons croisés des centaines, tous de la même espèce : des insectes. Dès l'aube, les guêpes nous tournent autour attirées par nos vêtements trempés de sueur salée. J'ai été piquée par 2 méchants frelons en continuant tout droit alors que Prado avait fait un écart de 20 cm à peine. Cela tient à peu de choses. Les fourmis sont les plus nombreuses. Elles vont de l’extra-small au XXL. Une fable assure que la fourmi n'est pas prêteuse, mais celles du Taman Negara n'ont pas lu Lafontaine et distribuent l'acide formique avec générosité. Impossible de les éviter lorsque nous enjambons des troncs de plus d'un mètre de hauteur ou lorsque nous avons besoin d'une branche pour nous hisser dans notre progression. Je terminerai cet inventaire par des papillons, de la taille d'une main, qui décorent la forêt par leurs vols incessants dans des tons qui vont du jaune pâle au noir profond.
 
 
 
 
( à suivre )
Véro
Par Vero et Eddy - Publié dans : Malaisie
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Vendredi 28 avril 2006
 

Première nuit dans la jungle
Une fois à l'abri de notre tente, commence l'inventaire des blessures et les soins. Tous nos vêtements sont trempés, et sentent le "fumé". Nous ne trouvons pas le sommeil, malgré l'intense fatigue. Sous le tapis de sol, nous avons disposé une couche de feuilles de palmier qui fait office de matelas. Pour ajouter à l'inconfort de la situation un orage survient. Mes lectures sur les nuits passées en jungle me hantent.

 
 
La réalité dépasse, mon imagination. Les oiseaux et les singes font un vacarme épouvantable. À tout instant j'ai le sentiment qu'une bête sauvage se promène dans notre campement improvisé. Les éclairs illuminent la clairière, le tonnerre au loin rend l'ambiance pesante et cette fois, j'entends distinctement un animal roder autour de la tente.J'attends tous les sens en alerte un éclair pour voir de quoi il s'agit, mais je ne distingue rien à travers les fines mailles de la moustiquaire. Avec la nuit vient le froid. Nous nous sommes rhabillés. Prado est venu chercher des tisons comme d'autres emportent une couverture. Avant d'être vaincue par la fatigue, j'ai une pensée pour mes futurs rhumatismes.
( à suivre )
Véro
Par Vero et Eddy - Publié dans : Malaisie
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Jeudi 27 avril 2006
 

Extrait de mon carnet.
Réveil à 7 heures - petit déjeuner - remplissage des gourdes - départ à 8 heures. 8h05 : première aventure, se déchausser pour grimper dans un bateau qui nous fera traverser la rivière TAHAN. Le terrain abrupt et glissant rend notre départ folklorique. Les sacs sont déjà crottés de boue et cela a pris 1/2 heure pour atteindre l'autre rive.

 
 
 
 
Après une horrible montée, le petit negrito, qui fait tout pieds nus, propose une halte. C'est le moment des présentations. Il se nomme Prado et parle un peu de malais.
 
Prado garde toujours son rythme. Lorsque la progression s'annonce sans embûche, il allume une cigarette qu'il fabrique avec une feuille ramassée et un peu de tabac extrait de sa poche. Il se nourrit de fruits de la jungle inconnus. Mais chaque fois que je lui en montre un, il fait "non" de la tête. Parfois il s'arrête, tous sens aux aguets, il scrute le passage, casse un bâton, le lance et puis,nous fait signe d'avancer. Il ne montre aucun signe de fatigue ou d'impatience.
 
 
La forêt primaire n'est pas très dense, nous progressons entre les plantes. Prado marche en tête avec sur le dos un petit sac tressé, ensuite vient Eddy qui porte la tente, je ferme la marche avec les provisions et l'appareil.
 
 
Lors d'une halte, Eddy joue avec un drôle de petit ver qui avance sur sa main. Notre guide prononce alors le mot qui revient invariablement chaque fois qu'on parle du TAMAN NEGARA : leeches. Malgré que j'ai opté pour le bermuda, elles ne m'ont pas encore attaquée, mais, lors de notre première traversée d'un gué, Eddy en trouve 4 suspendues à ses mollets et j'en arrête une de justesse alors qu'elle tentait de s'introduire dans le trou d'un de mes lacets. Nous sortons notre contre-offensive le biberon à sel. Moins "baroudeur" que la cigarette des aventuriers hollywoodiens, le sel est néanmoins radical pour se débarrasser des sangsues.
 
 
Vers 14 heures Prado s'arrête et annonce : camp. Il prend immédiatement ses quartiers dans un abri indigène et nous montons la tente.
 
 
 
 
Fourbus et en sueur, nous allons prendre un bain dans la rivière proche et à notre retour, le feu brûle déjà. Après une petite sieste, je m'active à préparer du riz aux oignons. Je déguste avec joie ce repas d'explorateur. Eddy, moins enthousiaste y ajoute une boîte de maquereaux à la sauce tomate. Ensuite, une vitamine, un thé et nous nous retirons sous la toile.
( à suivre )
Véro
Par Vero et Eddy - Publié dans : Malaisie
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Mercredi 26 avril 2006
1981 sortie du premier film d'Indiana Jones, 1983, nous nous lançons sur ses traces dans la forêt vierge malaise très exactement dans le parc national du TAMAN NEGARA.
 
Rejoindre ce camp de jungle s'apparente déjà à une expédition. Le wildlife office nous délivre un permis et prévient par radio de notre arrivée prochaine. Mais, la gare la plus proche n'est desservie qu'à la demande et nous embarquons pour 11 heures de train dans l'espoir que le chef du convoi a bien prévenu le machiniste de faire un stop supplémentaire à TEMBELING.Tout se passe comme prévu et nous débarquons équipement léger et provision sur un quai en béton.
 
 
Nous marchons jusqu'à la rivière Jelai grâce à un plan dessiné à la main. L'endroit où "on" viendra nous prendre est indiqué par une croix. Nous patientons plus de 3 longues heures, mais la pirogue à moteur arrive enfin et nous embarquons à bord parmi les provisions. Le cours d'eau est bordé par deux murs de végétation épaisse d'où nous parviennent quelques bruits, mais rien qui ferait penser à une présence humaine.
 
 
Nous voguons durant 3 heures encore, pour atteindre un camp dont l'organisation surprend au milieu de "nowhere".
 
 
 
Nous sommes une centaine d'humains, visiteurs, rangers, personnel d'entretien et aborigènes à occuper les lieux bercés par le bruit que font de puissants groupes électrogènes.
 
Extrait de mon carnet : Nous allons organiser notre séjour avec un responsable. Notre but : 3 jours dans la jungle, 35 km en tout. Nous voudrions un guide pour nous accompagner et une tente pour nous loger. Le ranger qui nous écoute nous dit que seul un Orang Asli peut nous conduire dans cette région. Il se charge de trouver un volontaire ainsi qu'une tente et du matériel de cuisine.
Véro

Eddy

Par Vero et Eddy - Publié dans : Malaisie
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